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Le Président de la Commission des migrations, vivement préoccupé par le sort des personnes présumées en captivité ou disparues dans le cadre du récent conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan

Alain / Fridez / Switzerland

« Je suis extrêmement préoccupé par le sort des personnes présumées en captivité ou disparues dans le cadre du récent conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan », a déclaré Pierre Alain Fridez (Suisse, SOC), Président de la Commission des migrations de l’APCE, après un échange de vues sur cette question au sein de la commission.

« Cela est d’autant plus préoccupant dans le contexte du communiqué de presse de la Cour européenne des droits de l’homme en date du 16 mars 2021, eu égard au « non-respect par le gouvernement azerbaïdjanais des délais fixés par la Cour pour la communication d’informations sur les personnes concernées, et aux informations assez générales et limitées fournies par celui-ci ». La Cour a identifié 188 Arméniens qui auraient été capturés par l’Azerbaïdjan. Même si ce chiffre a pu diminuer depuis cette date, un très grand nombre de personnes demeurent concernées.

« Il incombe à l’Azerbaïdjan de coopérer pleinement avec la Cour en lui fournissant des informations sur le lieu où se trouvent les personnes concernées figurant encore sur sa liste et le sort qui leur a été réservé, et de faire en sorte qu’elles soient rapatriées sans délai, conformément à l’article 8 de l’accord trilatéral du 9-10 novembre 2020 ».

« Je suis également préoccupé par la question générale des personnes disparues dont on pense qu’elles ont péri lors du récent conflit, ainsi que – plus généralement – par le sort des personnes disparues lors du conflit ouvert survenu entre 1991 et 1994. L’Arménie comme l’Azerbaïdjan doivent coopérer de bonne foi, sans conditions préalables et avec l’aide du CICR, afin de trouver une solution au problème des personnes disparues et de libérer rapidement toutes celles qui sont actuellement captives », a indiqué M. Fridez.

« La hausse du taux de décès causés par les mines posées dans la région du conflit, à propos de laquelle l’Arménie détiendrait la plupart des informations et la cartographie des mines, est également fort préoccupante. Ces informations, lorsqu’elles sont disponibles, doivent être divulguées de toute urgence et je compte sur l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour qu’elles coopèrent en toute bonne foi et règlent ce problème urgent afin d’éviter de nouveaux morts et blessés ».

La commission est disposée à aider les deux pays à remédier aux conséquences humanitaires de ce dramatique conflit qui fait rage depuis longtemps. Son rapporteur, M. Paul Gavan (Irlande GUE), élabore actuellement un rapport sur les « Conséquences humanitaires du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ».