11/05/2021 Présidence
« Il ne suffit pas que les Etats membres mettent en œuvre leurs propres législations ; ils ont besoin de la Convention d'Istanbul, de ses outils et de ses mécanismes pour combattre la violence à l'égard des femmes de manière proactive et efficace », a déclaré aujourd'hui Rik Daems, Président de l'APCE, à l'ouverture d'une conférence de haut niveau en ligne sur « L'égalité entre les femmes et les hommes et la Convention d'Istanbul : une décennie d'action ».
Il regrette que cette convention soit parfois instrumentalisée comme levier politique pour régler d'autres questions, ce qui conduit à une étrange et fausse opposition entre égalité des sexes et valeurs familiales ou traditionnelles.
Il a encouragé les pays qui ne l'ont pas encore fait à signer et à ratifier la convention. « D’une certaine manière, le retrait de la Convention d'Istanbul par la Turquie est un signal d'alarme, non seulement parce que cela donne soudainement de la publicité à la convention – pour les mauvaises raisons – mais aussi parce que ce signal d'alarme peut inciter un certain nombre de pays à ratifier et à prendre des mesures, comme le Royaume-Uni ou le Liechtenstein », a-t-il déclaré.
Le Président de l'APCE a également appelé les parlements à traduire dans leur langue un manuel essentiel pour mettre fin à la violence fondée sur le genre, afin de promouvoir l'action régionale et locale.
Enfin, Rik Daems a rappelé que l'APCE avait toujours été très engagée dans la réussite de la convention. Il a annoncé que lors de la session plénière de juin, l'Assemblée organisera un événement spécial pour marquer le 10ème anniversaire de la convention, qui mettra l’accent sur les réalisations, l’amélioration des pratiques et la visibilité des points forts de la convention.