07/06/2021 Egalité et non-discrimination | Migrations, protection internationale et coopération économique
"Si nous voulons vraiment intégrer la protection des droits humains dans la manière dont nous gérons la crise migratoire, nous devons envisager une diversité de mesures, une différenciation des données par sexe en ce qui concerne les migrants, ainsi qu'une différenciation des voix et de la représentation », a déclaré Petra Stienen (Pays-Bas, ADLE), rapporteur sur « Une perspective de genre dans les politiques migratoires », s'exprimant aujourd'hui lors d'un webinaire par vidéoconférence sur « Le genre et les migrations ».
« L'intégration de la dimension de genre dans les politiques migratoires devrait inclure les besoins et les vulnérabilités de tous les sexes. Une perspective de genre dans les politiques de migration et d'asile (et en général) ne signifie pas seulement une perspective féminine. Nous devons également tenir compte des vulnérabilités des hommes et des garçons », a-t-elle ajouté.
Selon Sena Nur Çelik (Turquie, NI), rapporteure pour avis, à chaque étape du processus de migration, de nombreuses femmes sont soumises à de graves formes de violence, que ce soit dans les lieux d'hébergement, d'accueil et de détention. « Les mesures spécifiques visant à protéger les femmes migrantes dans ces installations sont absentes, notamment les programmes d'identification des victimes de la violence et de la traite, et l'accès aux soins de santé psychologiques, sexuels et reproductifs », a-t-elle déclaré.
Elle regrette que « les politiques migratoires ne tiennent pas compte du genre dans plusieurs pays européens », appelant à des mesures spécifiques qui différencient les femmes et les hommes migrants, à tous les niveaux, de l'accueil à l'intégration.
Cet événement conjoint était organisé par la Commission des migrations, la Commission Egalité et le Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, à l'initiative de Petra Stienen et de Sena Nur Çelik.
Parmi les participants figuraient une membre du Parlement européen, la Vice-ministre grec des migrations et de l'asile, un représentant de la Direction générale de l'immigration, de l'asile et des visas du ministère turc des affaires étrangères, un représentant du Département de la politique migratoire du ministère néerlandais de la Justice et de la Sécurité, une représentant de la Commission pour l'égalité entre les hommes et les femmes du Conseil de l'Europe, ainsi que des universitaires.