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Un « droit de savoir » pour lutter contre la désinformation et la manipulation

L’Assemblée a demandé instamment aux gouvernements européens de créer un « droit de savoir » - consistant en une transparence maximale de la vie publique, des médias dynamiques et diversifiés, et un environnement éducatif et culturel riche - afin d’encourager la participation démocratique et de combattre la désinformation « post-vérité » et la manipulation de l’opinion publique.

En adoptant une réolution basée sur le rapport préparé par Roberto Rampi (Italie, SOC), les parlementaires ont déclaré que ce « droit de savoir » permettrait à chaque citoyen « d’être activement informé sur tous les aspects concernant toutes les étapes des processus d’élaboration des politiques et des processus administratifs/réglementaires, afin de permettre une pleine participation démocratique ».

Il serait créé par « une écologie d’instruments de politique publique » qui maximiserait l’accès aux documents officiels et aux registres de propriété des entreprises, favoriserait le libre accès aux connaissances scientifiques et universitaires, garantirait des médias pluralistes et indépendants avec une transparence totale de la propriété, et lutterait contre la « culture du secret » dans certains domaines de la vie publique.

Il engloberait également des mesures plus larges visant à encourager la compréhension du public et la pensée critique dans une société démocratique, comme l’accès facile et tout au long de la vie à l’art, à la culture, à la littérature, à la musique, au théâtre et aux musées.

Le texte adopté énumère une série de mesures spécifiques que les gouvernements - ainsi que d’autres partenaires privés - pourraient prendre pour garantir un tel droit. Il s’agit notamment de ratifier la Convention de Tromsø sur l’accès aux documents publics, d’étendre les obligations en matière de rapports financiers et d’information des entreprises, d’améliorer la réglementation du lobbying, de rendre la propriété et le financement des médias plus transparents et d’encourager le « libre accès » à la recherche universitaire.

L’Assemblée a également proposé « un système national indépendant de contrôle de la légalité, de l’exactitude et et de la complétude des informations fournies par tous les médias nationaux », avec des rapports publics mensuels, ainsi qu’un contrôle parlementaire et citoyen des algorithmes utilisés par les entreprises de médias sociaux.