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Président de l'APCE : 'leaders ou suiveurs - telle est la question'

Dans son discours d'ouverture, le Président de l'APCE, Rik Daems, a évoqué l'émergence d'une nouvelle génération de droits, tels que le droit de connaître la vérité, le droit à la vie privée, le droit à l'égalité, et a demandé instamment à l'Assemblée d’aborder ces questions extrêmement importantes de manière globale et thématique.

Il a rappelé que l'Assemblée avait été « pionnière dans l'évocation de questions d'actualité susceptibles d'avoir de graves répercussions sur les droits fondamentaux de nos citoyens et dans la formulation de propositions sur la manière de les traiter efficacement. Nos récents débats sur l'intelligence artificielle, la démocratie et les droits humains dans le contexte des pandémies actuelles, et la violence à l'égard des femmes/la violence domestique en sont des exemples ».

Cette session, a-t-il expliqué, poursuivra sans aucun doute cette pratique déjà institutionnalisée et l'amènera peut-être à un nouveau niveau en se concentrant sur la question difficile, mais extrêmement importante, de l'environnement et des droits humains : le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable.

« J'espère que nous serons en mesure de présenter tout le kaléidoscope d'options qui pourraient être examinées dans le cadre d'une étude de faisabilité, afin de décider quelle est la meilleure façon d'aborder cette question : est-ce par le biais de simples lignes directrices, de l'établissement de normes, de règles contraignantes, d'une convention ou de l'introduction de la question de l'environnement elle-même dans la convention? » 

« Avec le Comité des Ministres, nous devons examiner la manière la plus appropriée d'établir le fait qu'un environnement sûr, propre, sain et durable est un droit humain car il est lié au droit à la vie inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme. Que vaut la vie si vous ne pouvez pas la vivre dans un environnement sûr, propre, sain et durable ? Nous devons faire ce que l'ensemble du Conseil de l'Europe est censé faire, à savoir fixer des normes de manière multilatérale dans l'intérêt de tous les citoyens de nos 47 États membres et même au-delà, en donnant l'exemple. Sommes-nous des suiveurs ou des leaders ? J'estime que nous devons être leaders », a-t-il conclu.

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