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Renforcer la lutte contre les crimes dits d’« honneur »

Lors d’un débat en session plénière, l’APCE a fermement dénoncé les crimes dits d’« honneur », qui peuvent prendre la forme de meurtres, séquestrations, enlèvements, torture, mutilations, brûlures, suicides forcés, mariages forcés, ou thérapies de conversion.

Dans une résolution adoptée aujourd’hui, sur la base du rapport de Beatrice Fresko-Rolfo (Monaco, ADLE), elle a appelé les Etats membres à ratifier et à mettre en œuvre la Convention d’Istanbul – qui indique clairement que la coutume, la tradition, la culture, la religion ou « l’honneur » ne sauraient justifier des violences – et a souligné « qu’aucune circonstance atténuante liée au prétendu « honneur » ne pouvait être inscrite dans le droit national ou tolérée dans le cadre de jugements ».

Afin de renforcer la lutte contre ces crimes, l’APCE a proposé aux Etats un ensemble de mesures concernant la protection et l’assistance aux victimes, et en matière de prévention. Elle préconise notamment d’ouvrir des lignes d’assistance téléphonique en plusieurs langues ; de garantir un nombre de places suffisant dans les structures d’accueil avec un financement adéquat ; de proposer un accompagnement aux personnes victimes de ces violences ayant fui leur pays ; et de mener des campagnes de prévention et de sensibilisation,

Les parlementaires ont appelé les Etats membres à sanctionner tout discours public incitant à la violence à l’égard des femmes, la violence domestique et aux violences faites aux personnes LGBTI, notamment au nom du dit « honneur » et à dénoncer un système d’oppression fondé sur celui-ci.

L’Assemblée préconise aussi d’intensifier la collecte de données, de soutenir les ONG de protection des droits des femmes et des droits des personnes LGBTI, et d’adopter une approche intersectionnelle dans la lutte contre les discriminations, la violence à l’égard des femmes, la violence domestique et les violences faites aux personnes LGBTI.