24/11/2021 Egalité et non-discrimination | Femmes libres de toute violence
À la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, Zita Gurmai (Hongrie, SOC), rapporteure générale de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur la violence à l'égard des femmes, a fait la déclaration suivante :
« La violence contre les femmes se produit partout, tous les jours. De la rue à la maison, de la cour de récréation et des terrains de sport à l'ordinateur, les petits actes d'agression prennent de l'ampleur pour devenir des armes dangereuses pointées sur les filles et les femmes, avec des conséquences négatives et parfois dramatiques. Une femme sur trois a ressenti cette violence dirigée contre elle.
Malgré tous nos efforts, en tant qu'individus, communautés et décideurs, la violence continue et prend de nouvelles formes. Il y a néanmoins de l'espoir dans la prise de conscience croissante du phénomène. Les mouvements récents ont donné de la visibilité à la nécessité d'agir pour mettre fin à la violence en dénonçant les structures sociales dépassées qui perpétuent les stéréotypes, et d’équilibrer le partage inégal du pouvoir. Aujourd'hui, la violence à l'égard des femmes est moins souvent considérée comme un tabou ou une affaire privée. Mais jusqu'à ce que l'ensemble de la société reconnaisse le besoin de changement et d'une véritable égalité qui mette fin à la violence - jusqu'à ce que l’on cesse de culpabiliser les victimes, et que les hommes et les garçons s'élèvent également contre la violence fondée sur le genre - nous ne l'emporterons pas.
Les pays doivent signer et ratifier la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à égard des femmes et la violence domestique, la Convention d'Istanbul. C'est la référence pour éradiquer la violence fondée sur genre et le seul moyen de s'attaquer de manière globale aux causes profondes de la violence à l'égard des femmes et de surveiller objectivement les politiques et les pratiques pour lutter contre la violence à ses racines. Les pays doivent également se tourner vers les écoles, les formateurs, les médias et la politique pour véhiculer un nouveau message de respect et de compréhension mutuels. Et tout cela nécessite que les femmes et les hommes, les filles et les garçons travaillent ensemble pour identifier, dénoncer et éliminer les sources toxiques de tension et d'hostilité encore trop présentes dans notre quotidien.
Cette année, j'appelle plus vivement que jamais les hommes et les garçons à jouer leur rôle pour faire en sorte que la violence à l'égard des femmes soit éliminée de nos sociétés ».