26/11/2021 Commission permanente
"Il est évident qu’il s’agit d’un phénomène migratoire en grande partie organisé, avec la complicité active du pouvoir biélorusse qui mène à travers ces manœuvres ce que l’on peut qualifier de guerre hybride. Mais ce qui nous préoccupe aujourd’hui c’est le sort dramatique réservé à ces hommes, à ces femmes, à ces enfants, véritables otages, victimes innocentes de considérations politiques qui se jouent sur leur dos", a déclaré aujourd'hui Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), en ouvrant le débat d'actualité sur la situation des migrants à la frontière entre le Bélarus et la Pologne.
A la demande de Président de l'APCE et du Comité présidentiel, M. Fridez s'était rendu en Pologne les 18 et 19 novembre derniers, en compagnie d'Anne-Mari Virolainen (Finlande, PPE/DC), auteure du rapport sur "L'instrumentalisation de la pression migratoire aux frontières de la Lettonie, de la Lituanie et de la Pologne avec le Bélarus", adopté par l'APCE en septembre 2021, dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation sous l’angle humanitaire.
"Devant l’urgence absolue représentée par la situation dramatique de ces pauvres gens, il faut agir sans délai, sans tenir compte d’aucune autre considération. Et nous devons encourager l’ensemble de nos pays membres à se montrer solidaires de la Pologne et le cas échéant également des pays baltes selon l’évolution de la crise. En étant prêt à accepter également des migrants chez nous. Il faut bien que quelqu’un tende la main à ces malheureux et le seul recours aujourd’hui est du côté de la Pologne, pays victime dans cette affaire", a-t-il conclu.