26/11/2021 Commission permanente
La Commission permanente, réunie à Rome, s’inquiète du « risque de voir l’équilibre entre vie privée et professionnelle des parents mis en danger ». La situation pourrait empirer dans un contexte où les États doivent répondre aux conséquences de la pandémie de covid-19.
Selon les parlementaires, les parents manquent de temps avec leurs enfants, en raison d’obligations professionnelles et d’insuffisances des services d’accueil, et de nombreuses inégalités se mettent en place dès le plus jeune âge.
Il faut massivement investir dans la petite enfance et accompagner les parents dans leur rôle. Afin de répondre efficacement aux besoins des enfants et de leurs familles, l’APCE a proposé un ensemble de mesures, notamment des politiques d’emploi intégrant les responsabilités parentales pour tous les parents (y inclus les pères) ; des conditions de travail souples ; l’allongement de la durée du congé parental pour tous les parents (y inclus les pères), et des conditions pour que les parents prenant un congé parental ne soient pas désavantagés au travail.
La résolution, adoptée sur la base du rapport de Françoise Hetto-Gaasch (Luxembourg, PPE/DC), encourage aussi les Etats à adopter une stratégie nationale pour la petite enfance, afin de fournir l’aide attendue par les parents, d’assurer le fonctionnement pérenne des structures d’accueil « tout en préservant l’intérêt supérieur de l’enfant » ; et de tenir compte des difficultés des familles monoparentales.
Enfin, l’APCE a recommandé au Comité des Ministres de favoriser l’ouverture de négociations, en vue de l’adhésion de l’UE à la Charte sociale européenne révisée, « afin de renforcer la cohérence des normes européennes en matière de droits socio-économiques ».