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L’APCE formule des recommandations sur les effets de la pornographie sur les droits humains

L'APCE demande que l'éducation à la sexualité complète dispensée dans les écoles devienne « la principale source d’information des jeunes en matière de sexualité », contribuant ainsi à prévenir la diffusion d'informations peu fiables et potentiellement dangereuses via la pornographie.

En adoptant une résolution sur la base du rapport de Frank Heinrich (Allemagne, PPE/DC) sur la dimension de genre et les effets de la pornographie sur les droits humains, la Commission permanente de l'Assemblée a déclaré que ce type de matériel engendrait et perpétuait souvent des stéréotypes en « qui mettent à mal l’égalité de genre et l’autonomie de choix des femmes en les dépeignant comme des objets de soumission et en banalisant la violence faite aux femmes ».

Elle a défini des mesures pour contrer « l'image négative et dégradante » des femmes présentée dans la pornographie, telles que l'éducation à la sexualité, des outils de réflexion critique pour les jeunes, et un soutien accru aux parents pour faire face au cybersexisme, et a formulé une série de recommandations sur la production, la distribution et la consommation de pornographie.

Les filtres anti-pornographie devraient être activés par défaut sur tous les nouveaux ordinateurs et appareils portables, les fournisseurs d'accès à Internet devraient permettre aux clients d'accepter ou de refuser clairement l'accès à ce type de produit, la vérification de l'âge devrait être une obligation légale et les sites web pornographiques devraient comporter des avertissements sur les dangers potentiels. La pornographie devrait être interdite sur le lieu de travail et les employeurs devraient être tenus d'installer des filtres de blocage.

Le consentement de toutes les personnes représentées devrait être strictement vérifié, tandis que les fournisseurs devraient être tenus de recueillir l'identité et les coordonnées de toute personne qui télécharge du matériel pornographique public, selon la Commission permanente. La « vengeance pornographique » devrait être criminalisée et les États devraient envisager d'étendre les interdictions existantes concernant « la glorification des actes criminels » à la pornographie violente.

Parallèlement, les droits de toutes les personnes impliquées dans la production de matériel pornographique, notamment les femmes et en particulier les artistes-interprètes, devraient être protégés, avec des conditions de travail sûres et dignes et une rémunération équitable.