06/12/2021 Présidence
Lors d’une récente visite de travail au Royaume-Uni, axée sur le renforcement du rôle du Royaume-Uni au sein de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) dans l'ère post-Brexit, le Président de l'APCE, Rik Daems, a souligné l’engagement remarquable du Parlement britannique dans les travaux de l’Assemblée.
Au cours de ses réunions avec le Président de la Chambre des Communes, Sir Lindsay Hoyle, et le Président de la Chambre des Lords, Lord McFall of Alcluith, le Président a salué le travail exemplaire réalisé par le Président de la délégation britannique auprès de l'APCE, John Howell, qui rend systématiquement compte à la capitale des travaux réalisés au sein de l'APCE et qui interroge les membres du gouvernement sur le suivi et la mise en œuvre.
La question d'une éventuelle révision de la loi britannique sur les droits humains (UK Human Rights Act) a été abordée au cours de réunions avec la Vice-présidente de la Commission mixte du Parlement britannique sur les droits de l'homme, Joanna Cherry QC, et des représentants du ministère de la justice. Le Président Daems a souligné l'importance pour le Royaume-Uni de continuer à assurer un respect strict de la Convention européenne des droits de l'homme et de la jurisprudence de la Cour de Strasbourg, en saluant l'approche actuelle du Royaume-Uni. Dans ce contexte, le Président de l'APCE a souligné que l'Assemblée et le Conseil de l’Europe dans son ensemble étaient prêtes à apporter leur expertise et à engager des discussions avec les responsables politiques britanniques après que la réponse du gouvernement à l’étude indépendante ait été publiée.
Des discussions approfondies ont également eu lieu sur la question de la ratification en suspens de la Convention d'Istanbul par le Parlement britannique, notamment avec Caroline Nokes, Présidente de la Commission parlementaire sur les femmes et l'égalité, et Rachel Maclean, ministre en charge de la Protection au ministère de l'Intérieur. Le Président Daems a salué les nombreuses mesures prises par le Royaume-Uni pour lutter contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, ainsi que l'importance accordée par le gouvernement britannique à ce sujet. Dans le même temps, il a regretté que le Royaume-Uni n'ait pas ratifié la Convention d'Istanbul dix ans après l'avoir signée. Lors de ses rencontres avec ses homologues gouvernementaux et parlementaires, le Président de l'APCE a reçu la ferme assurance que les principaux obstacles à la ratification avaient déjà été traités dans le droit national et que les questions restantes devaient être résolues très prochainement, ouvrant ainsi la voie à la ratification.
Le Président Daems a également souligné, notamment avec Wendy Morton, ministre de l'Europe et des Amériques, que le Royaume-Uni pouvait jouer un rôle unique en tant que porte d'entrée dans les pays du Commonwealth britannique, où l'on peut rendre attentif aux valeurs et aux normes du Conseil de l'Europe et promouvoir l'adhésion aux conventions pertinentes. Au cours de la réunion avec le Président et le Vice-président de la section britannique de l'Association parlementaire du Commonwealth (CPA UK), Ian Liddell-Grainger et Lord George Foulkes, il a été convenu de développer une coopération structurelle entre l'APCE et le CPA UK.