24/01/2022 Session
Les gouvernements et les parlements devraient veiller à ce que l'opinion des enfants soit prise en compte « chaque fois que des décisions qui concernent leur vie sont adoptées et mises en pratique », a déclaré l'APCE.
En adoptant une résolution et une recommandation sur la base d’un rapport de la Baronne Doreen E. Massey (Royaume-Uni, SOC), les parlementaires ont formulé une série de recommandations pour atteindre cet objectif - et se sont engagés à mettre en pratique la participation des enfants dans ses propres travaux.
« Les enfants sont bien informés, pleins de ressources, enthousiastes, audacieux et créatifs. Écouter les enfants peut rendre nos sociétés meilleures pour chacune et chacun », a souligné l'Assemblée. « Alors que le changement climatique, la pandémie de covid-19 et la crise sociale qui a suivi mettent en péril l’avenir des enfants, des décisions sur ces sujets continuent d’être prises sans prendre ou très peu en compte les préoccupations des enfants ».
Les parlementaires ont appelé à la formation et au renforcement des capacités en matière de participation des enfants pour tous les professionnels s'occupant d'enfants, ainsi que pour les parlementaires et les responsables gouvernementaux, et à un soutien supplémentaire pour les autorités locales et les ONG.
Les États devraient envisager d'abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans et collaborer avec le Conseil de l'Europe, l'UE et l'ONU pour développer la participation des enfants, ont-ils ajouté.
Pour sa part, l'Assemblée a déclaré qu'elle consulterait les enfants chaque fois qu'elle préparerait des rapports les concernant, par exemple par des consultations écrites, la participation à des auditions, des groupes de discussion ou des réseaux parlementaires. Des représentants des enfants pourraient également être invités à prendre la parole lors des débats en plénière de l'Assemblée.
Trois enfants ont pris part au débat et se sont adressés aux parlementaires. Parmi eux, Orna, d'Irlande, a souligné que le Conseil de l'Europe pourrait acquerir une nouvelle perspective sur la façon dont ses actions affectent les enfants tout en jetant les bases d'un avenir inclusif, progressiste et durable. Car "nous les enfants -a-t-elle dit -, pouvons devenir la 48ème voix du Conseil de l'Europe".