17/03/2022 Questions sociales, santé et développement durable
La mondialisation, la numérisation, les nouvelles technologies et la pandémie de Covid-19 ont poussé de plus en plus de personnes vers le travail hybride et entièrement à distance (télétravail), mais comment les politiques gouvernementales et les cadres juridiques doivent-ils s'adapter à cette nouvelle réalité ? Comment préserver le bien-être des personnes au travail lorsque les frontières entre vie privée et travail sont de plus en plus floues ?
Ces questions étaient au centre d'une audition parlementaire sur l'avenir du travail, organisée hier par la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l'APCE, qui a réuni des parlementaires, des décideurs politiques et des experts pour discuter des options permettant de mieux organiser le travail.
Richard Samans, de l'Organisation internationale du travail (OIT), a déclaré aux parlementaires que, dans la jungle complexe des situations de travail de plus en plus stressantes et des inégalités croissantes, l'accent devrait être mis sur une approche centrée sur l'humain. La société devrait investir dans les compétences des personnes, les institutions cadres et les politiques qui favorisent le travail décent pour tous, a-t-il dit.
Stijn Broecke, de l'OCDE, a souligné que si l'impact des nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle (IA) n'était pas encore totalement compris, les utilisateurs d'IA devraient se conformer aux réglementations existantes qui protègent les droits essentiels sur le lieu de travail.
Abigail Marks, professeur sur l'avenir du travail à l'université de Newcastle au Royaume-Uni, a suggéré que le modèle de travail rigide de "huit heures par jour" et de "cinq jours par semaine" appartient désormais au passé et devrait être supprimé afin d'encourager un travail plus flexible et moins stressant.
Les conclusions de l'audition alimenteront un rapport en cours de préparation par Selin Sayek Böke (Turquie, SOC) sur « L’avenir du travail passe par le réexamen des droits du travail ».