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La rapporteure générale de l'APCE dénonce d'horribles violences sexuelles qui auraient été commises par les forces militaires russes en Ukraine

Zita Gurmai, rapporteure générale de l'APCE sur la violence à l'égard des femmes et Coordinatrice du Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, a exprimé aujourd'hui son indignation concernant d’horribles violences sexuelles qui auraient été commises par les forces militaires russes en Ukraine.

« Des témoignages de viols et de violences sexuelles sont rapportés quotidiennement par des journalistes, des organisations internationales et par des témoins directs. Des médecins et autres spécialistes médicaux décrivent avoir soigné des victimes de recours répétés à cette forme particulièrement dépravée de violence sexuelle contre les femmes, parfois exercée devant leur famille. Au même titre que le meurtre, le pillage et la torture, le viol est utilisé comme une arme pour briser, démoraliser et détruire les gens, les foyers et les familles en Ukraine en ce moment », a-t-elle déclaré.

La Présidente de la délégation ukrainienne à l'Assemblée parlementaire, Maria Mezentseva, a dénoncé des crimes odieux commis dans son pays dans une interview sur Sky News, déplorant de nombreuses victimes. « Nous ne nous tairons certainement pas », a-t-elle déclaré.

Le viol et les autres formes de violences sexuelles, qui se sont produits tout au long de l'histoire lors de conflits armés, sont des crimes de guerre. La Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, la Convention d'Istanbul, non seulement pénalise le viol et les autres formes de violences, mais prévoit également la protection des femmes dans les conflits ainsi que des femmes demandant l'asile. L'article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale inclut « le viol, l'esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée, ou toute autre forme de violences sexuelles de gravité comparable » dans sa définition des crimes contre l'humanité.

« Si ces allégations sont confirmées par les tribunaux, justice doit être rendue, des sanctions doivent être prononcées contre les auteurs, et les victimes doivent être reconnues, soutenues et indemnisées », a souligné Zita Gurmai.