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Luigi Di Maio : ‘Investir dans la paix et la démocratie n'a jamais été aussi important qu'aujourd'hui’

« L'exclusion de la Fédération de Russie du Conseil de l'Europe était inévitable compte tenu de l'atrocité des crimes commis en Ukraine », a déclaré Luigi Di Maio, ministre italien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, et Président du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, s'exprimant aujourd'hui devant l'APCE. Il a ajouté que non seulement la Russie avait envahi illégalement et de manière injustifiée un autre Etat membre, mais « que son agression se déroulait en violation flagrante des droits humains et des normes en matière de droit humanitaire international ».

M. Di Maio a souligné que la décision d'exclure la Fédération de Russie - prise conjointement avec l'Assemblée - et la décision de suspendre toutes les relations avec le Bélarus, avaient de nombreuses conséquences pratiques, juridiques et financières pour les pays concernés, ainsi que pour l'Organisation, mentionnant en particulier que la Fédération de Russie cessera d'être partie à la Convention européenne des droits de l’homme à partir du 16 septembre 2022.

Il estime que l'agression russe contre l'Ukraine et l’aide à ce pays restera un sujet prioritaire pour le Conseil de l'Europe au cours des prochains mois, notamment dans le cadre de la Session du Comité des Ministres à Turin le 20 mai. Il a souligné que le Comité des Ministres et l'Assemblée parlementaire, ainsi que la Secrétaire Générale, devront par conséquent continuer à travailler de concert avec la même mobilisation pour guider l’Organisation dans ses choix, et unir leurs efforts pour construire un Conseil de l'Europe fort et efficace. « Investir dans la paix et la démocratie n'a jamais été aussi important qu'aujourd'hui », a-t-il déclaré.

M. Di Maio a également évoqué les développements récents intervenus au Comité des Ministres, et a mentionné un certain nombre d'événements clé organisés dans le cadre de la présidence italienne au regard de ses priorités, à savoir la lutte contre les discriminations, le patrimoine culturel comme ressource pour une Europe démocratique, la promotion des droits de l’enfant et l’autonomisation des femmes.