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Des mesures pour répondre aux besoins des réfugiés et des personnes déplacées et à la crise humanitaire causée par l’agression de la Russie contre l’Ukraine

La Commission des migrations a exprimé aujourd’hui sa préoccupation concernant les conséquences humanitaires causées par l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, provoquant le plus important mouvement de populations depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle a salué la solidarité des Etats membres, qui ont accueilli à la mi-mai 2022 plus de 6 millions de réfugiés – dont plus de 3 millions en Pologne – et les efforts de l’Ukraine qui, tout en défendant son territoire, doit s’occuper de 7 à 9 millions de personnes déplacées qui ont trouvé refuge dans des régions épargnées par la guerre.

Le rapport de Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), adopté aujourd’hui à l’unanimité par la commission, souligne la nécessité « d’un soutien continu, à long-terme et coordonné de la part des Etats membres », afin de garantir que les personnes déplacées et réfugiées provenant d’Ukraine reçoivent toute l’aide dont elles ont besoin.

Le texte adopté préconise une série de mesures s’appuyant sur les instruments du Conseil de l’Europe, visant l’Ukraine et les pays d’accueil afin de répondre aux besoins urgents et à plus long-terme.

Dans ce contexte, les parlementaires ont souligné la nécessité d’identifier de manière précoce les personnes en situation de vulnérabilité, de prévenir la traite des êtres humains, de protéger les enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (qu’ils aient quitté l’Ukraine ou qu’ils soient encore sur son territoire), de protéger ceux qui fuient l'Ukraine contre toute violence xénophobe et raciste, indépendamment de leur nationalité, de leur appartenance ethnique et de leur religion – notamment les Roms sans papiers. Les Etats membres doivent également prêter attention à la situation des personnes LGBTI qui se trouvent encore en Ukraine ou qui fuient la guerre.

Tout en reconnaissant la responsabilité essentielle des autorités nationales en matière de coordination, et le rôle clé des autorités locales et régionales dans la gestion de la crise humanitaire, la commission a salué le soutien primordial de la société civile et a appelé les autorités centrales à traiter les ONG et les bénévoles comme des partenaires à part entière.

Enfin, la commission estime que les personnes ayant fui la guerre doivent trouver leur place dans la société d’accueil pendant le temps de leur séjour et a encouragé l’accès à l’emploi des personnes réfugiées en provenance d’Ukraine, ainsi que l’intégration des enfants dans les établissements scolaires des pays d’accueil.