13/09/2022 Questions politiques et démocratie
La Commission des questions politiques et de la démocratie a fait la déclaration suivante, à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie (15 septembre) :
Le monde est confronté à des défis historiques et globaux qui interagissent et amplifient les effets des uns et des autres.
En Ukraine, pour protéger la souveraineté et l’indépendance de leur pays face à l’agression de la Fédération de Russie, des gens perdent la vie et leurs moyens de subsistance, tandis que des gens ordinaires du monde entier sont touchés par la hausse des prix et des pénuries de nourriture et d’énergie. Une privation généralisée peut conduire à des troubles sociaux et à l’instabilité. La sûreté nucléaire ne tient qu’à un fil.
Le changement climatique constitue une menace existentielle pour la planète. Les événements climatiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents, intenses et dévastateurs, affectant la vie de millions de personnes.
Le monde tente toujours de se remettre des conséquences sociales, politiques et économiques de la pandémie de la covid-19, qui ne sera probablement ni la dernière ni la pire crise sanitaire mondiale du siècle présent.
Les technologies numériques, y compris l’intelligence artificielle, ont un énorme potentiel pour améliorer les vies humaines, mais leurs possibles effets dangereux doivent être limités.
Seules des démocraties plus fortes et plus résilientes peuvent relever ces défis et mettre le monde sur une nouvelle voie. Le recul démocratique doit être inversé et ses causes profondes traitées. Une plus grande responsabilisation est nécessaire pour s’assurer que les dirigeant·e·s politiques fassent passer le bien public et les préoccupations à long terme avant les intérêts à court terme. L’État de droit doit être respecté, en tant que principe fondamental en soi, mais aussi en tant que moyen de raviver la confiance des citoyennes dans les institutions publiques. Les appels en faveur d’une plus grande égalité et d’un plus grand engagement des citoyens dans la prise de décision politique doivent être entendus.
Les dirigeant·e·s des démocraties européennes devraient renouveler leur engagement en faveur de la sauvegarde de la démocratie et de la promotion d’un multilatéralisme fondé sur des règles, seul moyen d’assurer un avenir pacifique et prospère à tous les Européennes et Européens. À cette fin, le Comité réitère son soutien à l’organisation d’un 4e Sommet des chef·fe·s d’État et de gouvernement des États membres du Conseil de l’Europe.