13/12/2022 Questions politiques et démocratie | Sommet
A un moment crucial de l'histoire européenne, les Etats membres du Conseil de l'Europe devraient, au plus haut niveau politique, « réaffirmer leur unité autour de valeurs communes et leur attachement indéfectible au multilatéralisme fondé sur le droit international », a déclaré la Commission des questions politiques de l'APCE.
Approuvant un projet de recommandation basé sur un rapport de Fiona O'Loughlin (Irlande, ADLE), la commission a formulé ses propositions pour le Sommet de Reykjavik du Conseil de l'Europe, qui doit réunir en mai les chef.fe.s d'Etat et les Premièr.e.s ministres de 46 nations européennes.
« Le retour d'une guerre d'agression à grande échelle en Europe souligne le fait que la solidité et la résilience des démocraties européennes, leur respect des droits humains et leur adhésion à l'État de droit sont les meilleurs garants de la prospérité, de la sécurité et de l'avenir pacifique de chacun », ont déclaré les parlementaires.
Ils ont salué la décision de convoquer un quatrième sommet, soulignant que si l'Ukraine et les Ukrainien.ne.s sont les victimes directes de l'agression injustifiée et injustifiable de la Russie, les répercussions de celle-ci sont mondiales.
« La manière de combler le fossé entre les attentes des populations et la prestation publique constitue un test supplémentaire pour les démocraties européennes », ont-ils ajouté. Le peuple demande la protection de ses droits, un environnement sain, des technologies sûres, d’avoir davantage son mot à dire dans la prise de décision et l’élaboration de politiques exemptes de corruption, et appelle à la justice, l'égalité et l'inclusion.
Les parlementaires ont demandé que le Conseil de l'Europe se dote d'un programme tourné vers l'avenir, qui replace « les intérêts, les préoccupations et les attentes des populations au cœur de la mission de l'Organisation », notamment leur droit à un environnement sain et à une action contre le changement climatique.
Une déclaration politique et un plan d'action devraient apporter « une nouvelle vision stratégique, un nouvel élan politique et de nouvelles réponses aux défis hors du commun qui se posent aujourd’hui », ont-ils déclaré.
L'Assemblée doit débattre du rapport lors de sa session plénière de janvier à Strasbourg.