03/03/2023 Commission permanente | Sommet
« Le Sommet du Conseil de l'Europe est une occasion cruciale pour les Chefs d'État et de gouvernement des 46 États membres de se réunir – pour l'Ukraine, pour l'Europe et pour le Conseil de l'Europe. Notre souhait pour le Sommet est d'avoir des propositions concrètes qui conduiront à un impact positif réel et durable pour les citoyens européens », a déclaré Martin Eyjólfsson, Secrétaire d'État permanent au ministère islandais des Affaires étrangères, s'exprimant aujourd'hui à l'ouverture d'un échange de vues sur « #EnRoutePourReykjavik : vers le Conseil de l'Europe du futur », organisé dans le cadre des réunions de la Commission permanente de l'APCE à La Haye.
« La réunion de la Commission permanente de l'Assemblée à Reykjavik, qui se tiendra le 15 mai, la veille du Sommet, ne peut que renforcer sa visibilité. Cela mettra également en évidence la structure en piliers de notre Organisation et notre légitimité démocratique », a-t-il déclaré. La Présidence islandaise « accorde une grande importance à l'inclusion du plus grand nombre d'acteurs possible dans la discussion sur l'avenir de notre Organisation. L'Assemblée, en tant qu'organe statutaire du Conseil de l'Europe, est bien sûr l'un de nos principaux partenaires », a souligné M. Eyjólfsson.
Selon le Secrétaire Général adjoint du Conseil de l'Europe, Björn Berge, « il ne fait aucun doute que le Sommet sera une occasion historique de redéfinir l'avenir du Conseil de l'Europe dans un paysage géopolitique européen fondamentalement modifié ». C'est un Sommet au cours duquel « nous devrons affirmer et nous engager sans ambiguïté envers nos valeurs des droits humains, de la démocratie et de l'Etat de droit, par opposition à la violence, à la mort et à la destruction mises en œuvre par ceux qui siègent actuellement au Kremlin ». a déclaré M. Berge en s'adressant aux membres de la Commission permanente.
« Je n'ai aucun doute que M. Poutine et ses partisans seront traduits en justice : il y aura des comptes à rendre pour leurs crimes, et nous, au Conseil de l'Europe, devons jouer un rôle clé sur ce point. Le Sommet de Reykjavík devra être un ‘Sommet de l'unité’ et un Sommet où nous prendrons des mesures concrètes pour renforcer les démocraties en Europe. Et nous devons être énergiques et innovants », a-t-il conclu.
« Les menaces et les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui affectent toutes nos sociétés sans exception et à tous les niveaux de gouvernance. Une réponse durable à ces défis nécessite une synergie déterminée entre les gouvernements centraux et locaux, que leur dimension territoriale soit régionale, provinciale ou municipale », a souligné Leendert Verbeek, Président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, s'adressant aux membres de l'Assemblée.
« C'est la raison pour laquelle nous prônons un renforcement du rôle du Congrès au sein de l'Organisation. Il s'agit de mieux accompagner les collectivités territoriales dans leurs missions auprès de nos concitoyens et de traduire ce soutien en termes politiques pour l'Assemblée qui les représente au niveau européen. Nous espérons que nous pourrons, à cet égard, continuer à compter sur le soutien de votre Assemblée, sur le soutien de vous tous et toutes, les élu.e.s de toute l'Europe », a-t-il ajouté.
Jacobine Geel, Présidente de l'Institut néerlandais des droits de l'homme, a souligné que notre monde est en transition et que cette transition est de nature mondiale. « Nous sommes confrontés à de nouveaux défis dans nos vies personnelles, mais peut-être encore plus en ce qui concerne notre engagement envers les valeurs démocratiques et la défense des droits de l'homme », a-t-elle déclaré.
« J'espère que si nous unissons nos forces, à la fois en tant que réseau d'États, d'institutions et d'organisations qui promeuvent et incarnent ces valeurs fondamentales, et en tant que communauté d'individus qui reconnaissent le fait que chacun d'entre nous peut faire la différence, cette transition peut être juste », a-t-elle conclu.