08/03/2023 Egalité et non-discrimination
Selon Marjan Hammersma, Vice-Ministre néerlandaise de l’Education, de la Culture et de la Science, les femmes et les filles sont encore sous-représentées dans l'enseignement et les carrières scientifiques, technologiques et techniques, alors qu’elles sont aux avant-postes des mouvements climatiques et de la défense d'un avenir vert et numérique.
« Nous devons lutter contre les stéréotypes qui découragent les filles d'entrer dans ces filières et d'y rester. Cette sous-représentation est une occasion manquée pour nous tous », a-t-elle déclaré, en soulignant que les Pays-Bas avaient récemment lancé un plan d'action national pour les emplois verts et numériques, le fruit de la collaboration de trois ministères. « Outre l'objectif d'attirer davantage de filles et de femmes dans ces emplois en investissant dans les compétences numériques, ce plan met également l’accent sur un changement de culture dans ces secteurs – notamment concernant les horaires, les conditions de travail, et la garantie d'environnements de travail sûrs et inclusifs ».
Mme Hammersma s’exprimait à New-york, lors d’un évènement co-organisé par la Commission sur l'égalité et la non-discrimination de l'APCE, les Pays-Bas et l'Estonie, en marge de la 67ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (6-17 mars 2023). Le débat, qui avait pour thème « Vers un avenir vert et numérique : opportunités et défis pour les femmes et les filles dans la vie publique et sur le lieu de travail », était animé par Despina Chatzivassiliou-Tsovilis, Secrétaire Générale de l’APCE.
Hanna Vseviov, Vice-ministre estonienne des Affaires sociales, a donné plusieurs exemples de bonnes pratiques, d’initiatives et de campagnes de sensibilisation dans son pays visant à accroître le nombre de filles et de femmes dans les études et les emplois du numérique et des nouvelles technologies.
« Les instruments internationaux, tels que la convention d'Istanbul, sont des normes importantes qui peuvent favoriser l'inclusion des femmes et des filles dans l'avenir vert et numérique », a déclaré Zita Gurmai (Hongrie, SOC), ancienne rapporteure générale de l’APCE sur la violence à l’égard des femmes.
Mariia Mezentseva (Ukraine, PPE/DC), Présidente de la Commission sur l’égalité et la non-discrimination de l’APCE, a quant à elle évoqué le mentorat comme outil efficace visant à encourager les filles à s’autonomiser dans la vie publique et professionnelle. « Pour la jeune génération, il est important d'avoir des modèles et un soutien », a-t-elle déclaré.
Petra Stienen (Pays-bas, ADLE) a appelé à l’engagement de toutes et de tous pour construire un avenir vert et numérique inclusif, en insistant sur la responsabilité des hommes pour parvenir à davantage d’égalité.
Mariëlle Feenstra, représentante des ONG au sein de la délégation néerlandaise auprès de la CSW67, a souligné l'importance d’instaurer une collaboration entre les ONG et les gouvernements mais aussi entre les ministères, et de briser les cloisonnements dans les politiques en écoutant la société civile.
Les panélistes ont souligné, en conclusion, que l'éducation incluant la dimension de genre dès le plus jeune âge, était essentielle.