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Seize façons d’intégrer les migrants et les réfugiés dans l’intérêt de tous

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La Commission des migrations de l'APCE a défini seize approches que les Etats membres du Conseil de l'Europe peuvent adopter pour intégrer les migrants et les réfugiés d'une manière qui encourage un « sentiment d’appartenance commune » et minimise la peur et le ressentiment à l'égard des personnes arrivant d'autres pays.

Dans un projet de résolution sur la base d’un rapport de Domagoj Hajduković (Croatie, SOC), adopté à une large majorité, les parlementaires ont déclaré que l'intégration était un « processus dynamique d’adaptation mutuelle dont la mise en œuvre impliquait un certain nombre de responsabilités de la part des migrants comme des sociétés d’accueil » comme condition de réussite. Ils ont suggéré, notamment, que les gouvernements européens :

− invitent les migrants et les réfugiés à accepter un « nouveau contrat social » qui définit leurs droits et leurs responsabilités ;

− leur offrent l'aide de mentors et de guides lorsqu'ils arrivent dans un pays d'accueil ;

− créent des espaces où les migrants et les réfugiés peuvent être rapprochés de la population locale ;

− visent une répartition « juste et équilibrée » de la population migrante sur le territoire national afin d'éviter les ghettos.

S'appuyant sur des exemples positifs d'intégration en Norvège, en Suède et en Finlande, la commission a également proposé l'accès à des services d'interprétation pour les migrants et les réfugiés, ainsi qu'une formation linguistique et civique, une adéquation active entre leurs compétences et les possibilités d'emploi, et une assistance ciblée en matière de logement, d'accès aux soins de santé et de scolarisation. Les groupes vulnérables devraient bénéficier d'un soutien supplémentaire spécifique.

Par ailleurs, la communication avec le public sur les migrations devrait être « équitable et fondée sur les faits », abordant à la fois les avantages et les inconvénients, tout en évitant les messages « stigmatisants, xénophobes, racistes, alarmistes ou erronés », ont déclaré les parlementaires.

Le rapport doit être débattu par l'Assemblée lors de sa session plénière de printemps en juin.

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