26/05/2023 Commission permanente
"La Charte olympique stipule clairement que le but de l'Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l'humanité, en vue de promouvoir une société pacifique soucieuse de préserver la dignité humaine. La guerre d'agression russe est une violation incontestable de ce principe et constitue un crime contre l'humanité. Les auteurs de ces crimes doivent être traduits en justice et ne doivent pas pouvoir se cacher derrière le drapeau olympique", a déclaré aujourd'hui Indrek Saar (Estonie, SOC) à l'ouverture d'un débat d'actualité sur "l'exclusion des athlètes russes et bélarusses des Jeux Olympiques".
"Nous devons rappeler que la Russie a abusé de la trêve olympique en 2008 (Jeux Olympiques de Pékin), en attaquant la Géorgie, et en 2014 (Jeux Olympiques de Sotchi), en attaquant l'Ukraine. Cela prouve l'ignorance systématique et délibérée de la Russie à l'égard de toutes les valeurs et de tous les principes que représente l'Olympisme. Pour y mettre fin, nous devons agir maintenant et garantir que les agresseurs n'ont pas leur place dans le mouvement olympique", a ajouté M. Saar.
"L'utilisation du sport et des athlètes à des fins politiques, dans le cadre de stratégies nationales et étrangères, est un phénomène quotidien en Russie et au Belarus, comme ce fut le cas pendant presque tout le XXe siècle, dans l'Union soviétique totalitaire", a déclaré Kaspars Cipruss, secrétaire général de la Fédération lettone de basket-ball, en s'adressant aux parlementaires.
"La majorité absolue des organisations sportives et des athlètes dépendent du financement de l'État. Ce n'est pas un secret que les stars du sport sont des figures d'autorité pour de nombreuses personnes, en particulier les jeunes. En Russie, cette ressource est utilisée pour continuer à "zombifier" la jeune génération. Seul un très petit nombre de personnalités sportives russes ont publiquement condamné les actions du gouvernement de leur pays", a-t-il ajouté.
Pour arrêter la guerre, "il est très important non seulement de soutenir financièrement et matériellement l'Ukraine et ses forces armées, mais aussi de donner un signal clair de la part de la communauté internationale qu'une agression militaire brutale est absolument inacceptable au 21e siècle. Un signal qui devrait être envoyé non seulement aux gouvernements, mais aussi à la société et aux athlètes", a conclu M. Cipruss.
Après de nombreuses interventions des membres de la Commission permanente (enregistrement vidéo bientôt disponible), le Président de l'APCE a informé que l'Assemblée tiendrait un débat d'urgence sur le sujet lors de sa prochaine session plénière à Strasbourg (19-23 juin 2023), à l'issue de laquelle une résolution sera adoptée.