20/06/2023 Session
Dans le cadre du débat sur le thème « Relever les défis spécifiques auxquels sont confrontés les Bélarussiens en exil », le Volny Chor s'est produit aujourd'hui devant l'Assemblée parlementaire. Le Volny Chor est né des rassemblements organisés par les musiciens de la Philharmonie d'État du Bélarus en août 2020. Presque immédiatement, ils ont été rejoints par les membres d'autres collectifs de Minsk : chefs d'orchestre, chanteurs et choristes. Professionnels et amateurs étaient unis par un désir commun : mettre fin à la violence et rétablir la justice.
« Malgré toutes les difficultés face auxquelles ces musiciens ont été confrontés, ils sont aujourd'hui parmi nous, et nous leur en sommes reconnaissants. J'ai vraiment hâte d'assister à leur prestation, et je voudrais terminer en disant que j'espère vraiment que, dès que possible, vous pourrez vous produire dans votre propre pays, au Bélarus, où est votre place », a déclaré Tiny Kox, Président de l'APCE.
« J'ai écouté le Volny Chor l'année dernière à Berlin et j'ai été fortement impressionné par sa performance et son courage », a déclaré Frank Schwabe, Président de la délégation allemande et initiateur de la visite. « Ses membres risquent d'être poursuivis et réprimés, et certains d'entre eux vivent en exil. Néanmoins, ils chantent pour la liberté. Ils sont un excellent exemple de citoyens ordinaires du Bélarus qui luttent pour la démocratie, les droits humains et l'État de droit, des valeurs essentielles pour le Conseil de l'Europe », a-t-il déclaré.
« Le Volny Chor représente beaucoup pour moi personnellement, car l'une de leurs chansons a été écrite par mon mari, Sergei Tikhanovsky, qui a envoyé son poème depuis la prison », a déclaré Sviatlana Tsikhanouskaya, leader de l'opposition démocratique bélarussienne. « Il a été condamné à 19 ans de prison et je ne l'ai pas vu depuis trois ans. Le régime peut emprisonner des gens, mais il ne peut pas emprisonner leur volonté de liberté, leurs rêves et leur créativité. Parmi les milliers de prisonniers politiques, figurent des centaines de personnes du milieu culturel – musiciens, peintres, écrivains et producteurs. Le régime combat les écrivains, les artistes et les créateurs parce qu'il a peur d'eux. Mais le pouvoir de l'art démolit la dictature bien plus que les armes », a-t-elle déclaré.