Logo Assembly Logo Hemicycle

L'APCE exhorte les Etats à renforcer l'intégration des migrants et des réfugiés

Domagoj HAJDUKOVIĆ (Croatia, SOC)
©Council of Europe

L'Assemblée parlementaire s'est déclarée profondément préoccupée par le discours populiste qui suscite “la peur et le ressentiment envers les personnes arrivant d’autres pays”.

Dans la résolution adoptée, traitant de la question, sur la base d'un rapport de Domagoj Hajduković (Croatie, SOC), l'Assemblée a souligné l'importance d'améliorer les efforts d'intégration pour promouvoir l'inclusivité et la cohésion sociale.

La résolution présente seize approches que les États membres du Conseil de l'Europe peuvent adopter pour intégrer les migrants et les réfugiés et encourager “un sentiment d’appartenance”. Les parlementaires ont notamment souligné que l'intégration était un “processus dynamique d’adaptation mutuelle dont l’aboutissement implique un certain nombre de responsabilités de la part des migrants et des sociétés d’accueil” dans la réussite.

L'Assemblée a suggéré que les gouvernements européens invitent les migrants et les réfugiés à accepter un “nouveau contrat social” définissant leurs droits et leurs responsabilités, qu'ils leur proposent des programmes de tutorat et des guides d'intégration lorsqu'ils arrivent dans un pays d'accueil, qu'ils créent des espaces où les migrants et les réfugiés peuvent être réunis avec les communautés locales, et qu'ils visent une répartition “juste et équilibrée” de la population migrante sur le territoire national afin d'éviter les ghettos.

En outre, les parlementaires ont proposé de donner accès aux migrants et aux réfugiés à des services d'interprétation et de tutorat, ainsi qu'à des formations linguistiques et à des programmes visant à promouvoir la citoyenneté démocratique et l'éducation aux droits de l'homme, et de leur fournir une assistance ciblée en matière de logement, d'accès aux soins de santé et de scolarisation.

Enfin, la communication avec le public sur les migrations devrait être “équitable et fondée sur les faits”, abordant à la fois les avantages et les défis qu'elles posent tout en évitant “les déclarations stigmatisantes, xénophobes, racistes, alarmistes ou inexactes”, ont conclu les parlementaires.