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La commission de l'APCE condamne fermement la persécution des femmes et des filles afghanes par les Talibans et appelle à une action urgente face à la crise des réfugiés

Persécution des femmes et des jeunes filles afghanes par les talibans
©Shutterstock

La Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l'APCE a fermement condamné la persécution systématique des femmes et des jeunes filles décidée par les Talibans. Elle a appelé les Etats membres à respecter l'avis de non-retour du HCR qui s'applique à l'Afghanistan, mais aussi à l'Iran et au Pakistan, qui accueillent plus de 95 % des réfugiés afghans et où l'on signale de plus en plus de cas d'expulsion.

Dans un projet de résolution approuvé à l'unanimité, basé sur un rapport préparé par Birgir Thórarinsson (Islande, PPE/DC), la commission a convenu que « la crise prolongée des réfugiés afghans ne peut être oubliée ». Les parlementaires ont discuté des moyens de répondre aux besoins immédiats de protection des Afghans tout en « envisageant certains mécanismes de coordination politique allant au-delà d’une approche humanitaire axée sur la protection à court terme ».

La commission a reconnu que depuis 2021, l'Afghanistan a été plongé dans une crise humanitaire et des droits de l'homme sans précédent, aggravée par les décisions prises par les autorités de facto et par leur isolement. En Europe, les taux de reconnaissance des Afghans varient considérablement. De nombreux Afghans sont confrontés à des expulsions et à des refoulements ou sont laissés dans l'incertitude administrative.

Selon la commission, l'enregistrement systématique des Afghans en Europe « devrait être considéré comme une priorité » afin de les protéger, de leur offrir des perspectives d'intégration durables et de permettre le regroupement familial à travers l'Europe. Les parlementaires ont donc appelé à développer « une assistance spécifique et des programmes humanitaires de réinstallation pour les femmes et les filles victimes ou à risque de violence ». Ils ont également souligné la nécessité d'apporter un soutien matériel aux États d'accueil afin de protéger les Afghans et de lutter contre le sentiment d'hostilité à l'égard des réfugiés « en apportant un soutien concret aux pays d'accueil », y compris en Europe. Les programmes et instruments du Conseil de l'Europe, par le biais du financement de la Banque européenne de développement, ou la participation au Passeport européen de qualification pour les réfugiés sont rappelés comme des outils disponibles pour matérialiser cette solidarité.

La commission a également proposé de rationaliser le traitement des visas dans les ambassades européennes en Iran et au Pakistan, en se concentrant sur les femmes et les jeunes filles afghanes, ainsi que sur les personnes figurant sur les listes de personnes recherchées. Les membres ont convenu que « le fait d’isoler l’Afghanistan de la communauté internationale ne pourra que nuire à la population » et ont plaidé en faveur d'un dialogue avec toutes les parties prenantes politiques en Afghanistan, y compris les autorités de facto, afin d'explorer les moyens pour les États membres de reprendre les services consulaires à Kaboul.

Le rapport doit être débattu par l'Assemblée le vendredi 13 octobre lors de sa session plénière d'automne.

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