06/11/2023 Présidence | Sommet
Le Président de l'APCE, Tiny Kox, a rappelé aux dirigeants du Conseil de l'Europe les engagements qu'ils ont pris lors du Sommet de Reykjavik, il y a quelques mois, de défendre les principes de la démocratie – et a exprimé sa conviction que ces principes, s'ils étaient correctement appliqués, pouvaient contribuer à prévenir la guerre.
S'exprimant lors de la session d'ouverture du Forum mondial de la démocratie de cette année à Strasbourg sur le thème « La démocratie en jachère ? », le Président a rappelé les origines du Conseil de l'Europe il y a trois quarts de siècle, lorsque ses fondateurs estimaient que la démocratie était la meilleure voie pour promouvoir la paix et protéger la prospérité des Européens.
« La paix et la démocratie étaient considérées comme les deux faces d’une même médaille – et, après la Seconde Guerre mondiale, elles étaient considérées comme la seule option viable », a-t-il souligné. « Nous pensions que la paix pouvait dépendre et dépendrait d’un système de sécurité démocratique – et pourtant la guerre est de retour en Europe. […] L’idée selon laquelle la démocratie nous protégerait contre la guerre – à l’heure actuelle – n’est pas vraiment payante ».
Toutefois, le Président a ensuite énuméré les principes clés les plus importants formulés lors du Sommet de Reykjavik – la liberté d'expression, des institutions indépendantes, des juges impartiaux, la lutte contre la corruption, l’implication des citoyens dans les processus démocratiques – et a exprimé sa conviction que ces principes « nous protégeaient réellement contre les guerres. Ce n’est pas une question de théorie, c’est une question de réalité ».