30/11/2023 Egalité et non-discrimination | Questions juridiques et droits de l'homme | LGBTI
Le rapporteur général de l'APCE sur les défenseurs des droits de l'homme et les lanceurs d'alerte, Emanuelis Zingeris (Lituanie, PPE/DC), et le rapporteur général de l'APCE sur les droits des personnes LGBTI, Christophe Lacroix (Belgique, SOC), ont condamné la décision prise aujourd'hui par la Cour suprême russe d'interdire le « mouvement LGBT international » en le qualifiant d'extrémiste.
« Cette décision de justice est le résultat d'une procédure judiciaire engagée par le ministère russe de la Justice, dans le cadre d'une nouvelle tentative du gouvernement russe de s'en prendre aux droits des personnes LGBTI dans le pays. Nous sommes vivement préoccupés par l'impact que cela aura sur les personnes LGBTI vivant en Russie », ont déclaré M. Zingeris et M. Lacroix.
« Le fait de qualifier une organisation ‘d'"extrémiste’ entraîne de graves conséquences pour ceux qui participent à ses activités, notamment de longues peines d'emprisonnement. Cela conduirait également à l'interdiction des symboles de cette organisation.
Cette décision n'est pas surprenante, car elle s'inscrit dans une tendance de longue date visant à réduire les droits des LGBTI dans le pays. Elle représente davantage qu'une simple restriction de la liberté d'expression et de la liberté d'association. Il s'agit de la suppression complète d'un groupe social de l'espace public, ce qui entraînera des conséquences irréversibles pour toute une génération de personnes vivant en Russie.
Nous condamnons fermement cet abus de pouvoir visant à restreindre les droits politiques et civils et nous demandons instamment aux autorités russes d'inverser la tendance déplorable qui consiste à s'en prendre à la communauté LGBTI.