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Il faut interdire les mutilations génitales féminines

Journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines
©Shutterstock

À l'occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), Etilda Gjonaj (Albanie, SOC), rapporteure générale sur la violence à l'égard des femmes de l’APCE et coordinatrice du réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, appelle à l'interdiction universelle de cette forme extrême de violation de l'intégrité physique :

« Les mutilations génitales féminines sont encore pratiquées sur notre continent. Elles sont la manifestation de la volonté de contrôler le corps des femmes et leur vie sexuelle, conduisant à la destruction de leur intimité, et ont des conséquences physiques et psychologiques à long terme pour les survivantes.

L'article 38 de la Convention d'Istanbul exige des Parties qu'elles criminalisent les MGF, ce qui inclut le fait de contraindre et d'inciter les femmes et les filles à les subir. Dans une résolution de 2016, l'APCE souligne que les MGF sont un acte de violence et une violation flagrante des droits humains.

Les États membres du Conseil de l'Europe devraient faire de la prévention et de la lutte contre les MGF une priorité, en créant des environnements sûrs qui permettent aux filles et aux femmes d'exercer et de bénéficier de leurs droits. L'aide aux survivantes, la poursuite des auteurs et la sensibilisation aux risques liés aux mutilations génitales féminines ne peuvent plus être retardées ».