12/03/2024 Egalité et non-discrimination | Femmes@APCE
« Il ne peut y avoir d'égalité sans mettre un terme à la violence à l'égard des femmes […] mais il existe une autre condition importante à l'égalité, à savoir l’empouvoirement des femmes », a déclaré aujourd’hui Theodoros Rousopoulos, Président de l’APCE, à l’ouverture d’un évènement en marge de la 68ème session de la Commission de la condition de la femme.
« Nous ne devrions pas avoir peur d'utiliser le mot ‘pouvoir’, qui est le moyen de se faire entendre, d'influencer les décisions, de façonner les lois et les politiques. Le pouvoir, c'est la liberté de faire ses propres choix et de décider de son propre destin », a ajouté le Président de l’APCE.
Il a exposé les nombreuses recommandations formulées par l’APCE pour renforcer l’empouvoirement des femmes. Il a mentionné le fait que l'APCE avait introduit des règles en faveur de la représentation des femmes dans ses structures et créé un Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, ainsi qu'un groupe informel de femmes parlementaires. Il a également souligné « le rôle vital des parlementaires » dans la promotion et la défense de l'empouvoirement des femmes, ainsi que dans l'élaboration de législations et de politiques à cette fin.
Selon M. Rousopoulos, l'égalité et l’empouvoirement progressent, mais beaucoup trop lentement, « en partie à cause de la myopie des hommes qui pensent (à tort) que ‘partage du pouvoir’ signifie ‘perte de pouvoir’. « Nous devons voir plus loin, vers un avenir où l'empouvoirement partagé augmente les potentiels et accélère le progrès », a conclu le Président.
Guðmundur Ingi Guðbrandsson, ministre islandais des Affaires sociales et du travail, et Maria Alexandra Kefala, Vice-ministre grecque de la Cohésion sociale et de la Famille, se sont adressés aux participants.
Cet évènement a été organisé par la Commission Egalité de l’APCE, en coopération avec la Grèce et l’Islande, sur le thème « Les parlementaires, moteurs de l’empouvoirement des femmes ».