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La Première ministre lituanienne rencontre le groupe Femmes@APCE à Vilnius

« Avec sept femmes et huit hommes ministres, votre gouvernement est devenu le cabinet le plus équilibré d'Europe de l'Est en terme de genre, avec des femmes occupant des ministères clés, notamment ceux de la Justice, des Finances, de l'Economie et de l'Intérieur », a déclaré Despina Chatzivassiliou-Tsovilis, Secrétaire Générale de l'APCE, en accueillant la Première ministre lituanienne Ingrida Šimonytė à un petit-déjeuner de travail du groupe Femmes@APCE organisé à Vilnius, en marge de la réunion de la Commission permanente.

Saluant le fait que l'Assemblée parlementaire ait désormais presque atteint la parité parmi ses représentant.e.s, elle a présenté à la Première ministre les dernières initiatives de l'APCE en matière de promotion de l'égalité, notamment le lancement du nouveau Prix Vigdís de l'empouvoirement des femmes, qui sera décerné le lundi 24 juin lors de la session plénière d'été de l'Assemblée.

Nous vivons un paradoxe, a déclaré Ingrida Šimonytė. Si nos sociétés sont équilibrées, ce n'est pas le cas de nos parlements. S’agissant du Parlement lituanien, nous avons moins de 30% de représentation féminine C'est donc à nous de faire en sorte que les femmes apparaissent plus haut sur les listes électorales, a-t-elle souligné.

La Première ministre a évoqué les stéréotypes qui entourent la présence des femmes dans les gouvernements, où l'on s'attend à ce qu'elles occupent des ministères de la Culture ou de l'Education. Dans le premier gouvernement auquel elle a participé, il n'y avait en effet que deux femmes, mais elles occupaient le portefeuille des Finances, qu'elle a elle-même détenu, et celui de la Défense. « La misogynie entoure sans aucun doute nos activités, mais nous ne pouvons pas baisser les bras, nous devons être patientes et ne pas nous sentir victimes, mais plutôt convaincues que les changements dans la société peuvent prendre plus de temps que nous ne le souhaitons », a-t-elle déclaré.

Elle a évoqué la nécessité de lutter contre la désinformation lorsqu'il s'agit de défendre la Convention d'Istanbul. Les interprétations inexactes du texte et la propagande peuvent facilement influencer l'opinion publique, a-t-elle souligné, mais il est de notre devoir – et c’est notre défi – de les contrecarrer.