24/05/2024 Présidence | Commission permanente
Dans le cadre de la réunion de la Commission permanente de l'APCE, qui s'est tenue aujourd'hui à Vilnius, le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Theodoros Rousopoulos, a fait la déclaration suivante :
« En ce début de la présidence lituanienne du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, et compte tenu des nombreux défis auxquels l'Organisation est confrontée, je tiens à souligner l'importance du dialogue et d'une coopération constructive entre le Comité des Ministres et notre Assemblée, pour relever ensemble les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés et œuvrer ensemble à la mise en œuvre des priorités de la présidence lituanienne.
Apporter un soutien significatif et opportun à l'Ukraine dans sa lutte contre l'agression russe reste une priorité absolue, tout comme les efforts visant à garantir la responsabilité de la Fédération de Russie pour tous les actes criminels et répréhensibles qu'elle a commis en Ukraine et contre l'Ukraine. L'élargissement de la participation au Registre des dommages et la réalisation de progrès décisifs dans la mise en place d'un tribunal ad hoc sur le crime d'agression sont des objectifs clés vers lesquels nous devons travailler main dans la main.
Nous avons récemment observé des développements très inquiétants en Géorgie autour de l'adoption de la nouvelle loi sur la transparence de l'influence étrangère, qui soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect par ce pays de ses obligations en tant qu'Etat membre du Conseil de l'Europe. L'Assemblée reste déterminée à travailler avec les autorités géorgiennes pour veiller à ce que ces préoccupations soient correctement prises en compte et à ce que l'avis de la Commission de Venise sur cette loi soit pleinement pris en considération. Le peuple géorgien, dont l'attachement aux valeurs fondamentales de la démocratie, des droits humains et de l'Etat de droit est incontestable, ne mérite rien de moins.
Des progrès remarquables ont été accomplis récemment par le Kosovo* sur de nombreuses questions relatives aux droits humains et à l'État de droit. Je me réjouis à la perspective que la présidence lituanienne du Comité des Ministres poursuive ses travaux en vue d'assurer un suivi opportun et approprié de l'avis statutaire de l'Assemblée parlementaire sur la demande d'adhésion du Kosovo au Conseil de l'Europe.
Le dialogue sera poursuivi avec l'Azerbaïdjan pour traiter les questions qui ont conduit à la non-ratification des pouvoirs de la délégation azerbaïdjanaise auprès de l'Assemblée au début de cette année, afin de permettre à ce pays de reprendre le plus rapidement possible sa pleine participation aux activités des deux organes statutaires de l'Organisation.
Je suis convaincu que c'est en travaillant en synergie, unis par nos normes et nos valeurs, que les deux organes statutaires de notre Organisation pourront le mieux relever les défis de notre époque agitée et remplir ensemble les engagements pris par les États membres dans leur Déclaration de Reykjavik de 2023 ».
*Toute référence au Kosovo dans ce texte, que ce soit le territoire, les institutions ou la population, doit se comprendre en pleine conformité avec la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies et sans préjuger du statut du Kosovo.