30/05/2024 Migrations, protection internationale et coopération économique
Depuis le début de la guerre d’agression de la Russie du 24 février 2022, des millions d'Ukrainiens ont quitté leurs foyers pour chercher refuge. Selon le HCR, deux ans plus tard plus de 5,9 millions de citoyens ukrainiens s’étaient réfugiés en Europe, et plus de 500 000 s’étaient déplacés en dehors de l’espace européen. En outre, l'Ukraine compte environ 5 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDI).
Tout en soulignant qu'il est « essentiel de conserver une approche centrée sur les personnes dans l'élaboration des politiques en temps de crise », la Commission des migrations de l’APCE a lancé un appel aux Etats européens pour qu’ils autorisent la prolongation de la durée de la protection temporaire initialement convenue, ou l'ouverture de nouvelles voies pour « assurer une présence régulière et juridiquement sûre des populations d'Ukraine sur leur territoire et faciliter l’accès des demandeurs d'asile aux droits disponibles ».
Le projet de résolution adopté, basé sur le rapport préparé par Lise Selnes (Norvège, SOC), liste une série de mesures pour porter assistance aux personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine, notamment la mise à disposition rapide d'une aide humanitaire « en mettant particulièrement l'accent sur les besoins des enfants déplacés à l'intérieur du pays et de leurs familles ».
En ce qui concerne les personnes déplacées à l'extérieur de l’Ukraine bénéficiant d'une protection temporaire en Europe, la Commission demande aux États membres de l'UE d'accorder aux Ukrainiens qui bénéficient d'une protection temporaire « un droit de séjour permanent dans le pays d'accueil à l’issue d’une période de résidence de trois ans ».
Le texte adopté appelle à la libération des personnes déplacées de force ou expulsées vers la Russie et le Bélarus et souligne la nécessité de renforcer la coopération entre les différentes parties et les mécanismes pour aider au retour des enfants déplacés de force. « Les interventions de tiers peuvent offrir des garanties d'impartialité et d'efficacité », souligne le projet de résolution.