27/06/2024 Session | Enfants d'Ukraine
« La situation des enfants d'Ukraine, privés de leur enfance par la guerre et, plus tragique encore, déracinés et séparés de force de leur patrie, est pour nous d'une importance primordiale », a déclaré Theodoros Rousopoulos, Président de l'APCE, à l'occasion du lancement du Réseau parlementaire sur la situation des enfants d'Ukraine, aujourd'hui à Strasbourg. Il a souligné que près de deux tiers des enfants ukrainiens ont été déplacés à l'intérieur du pays et qu'environ un million et demi d'entre eux, la plupart avec leur mère, ont dû se réfugier dans d'autres pays.
Le Réseau s'inscrit dans le cadre du suivi de la Résolution 2529 (2024) de l'APCE sur cette question, adoptée en janvier 2024, sur la base d'un rapport d'Olena Khomenko (Ukraine, CE/DA). « Sa mission sera de permettre à l'Assemblée de continuer son rôle de facilitateur pour soutenir les autorités ukrainiennes et différentes organisations internationales, afin de déterminer les moyens les plus rapides pour identifier et faciliter la recherche des enfants déportés. Le réseau servira aussi de plateforme d’échange pour promouvoir la protection des droits des enfants déplacés et réfugiés », a déclaré Simon Moutquin (Belgique, SOC), Président de la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable, qui a animé cet événement.
Dmytro Lubinets, Commissaire aux droits humains du Parlement ukrainien, a salué la création du réseau, soulignant que « près de 20 000 enfants avaient été déportés ou transférés de force par les Russes », et appelant « les parlements nationaux à continuer de soutenir l'Ukraine, notamment en traduisant les auteurs en justice et en soutenant la réintégration et la réadaptation des enfants ».
Danielle Bell, cheffe de la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine, a décrit les conséquences de la guerre sur les enfants. Au-delà des blessés et des morts parmi les enfants, a-t-elle déclaré, « la guerre a porté atteinte aux droits des enfants à l'éducation et à la santé, ce qui aura des répercussions à long terme sur leur développement ». Elle a ajouté que les enfants vivant dans les territoires nouvellement occupés ne bénéficiaient pas des protections prévues par le droit humanitaire international. « Je vous demande instamment de continuer à œuvrer pour que les auteurs des violations commises à l'encontre des enfants rendent des comptes et de maintenir un soutien financier au déminage et à l'aide humanitaire », a-t-elle conclu.
Une vidéo a été projetée, présentant les témoignages de trois jeunes Ukrainien.ne.s qui ont été déplacé.e.s ou déporté.e.s, et qui ont pu retourner en Ukraine. « Nous devons faciliter au maximum la réintégration des enfants qui rentrent en Ukraine en leur offrant toutes les opportunités possibles », a souligné Olena Khomenko, rapporteur de l'APCE.
Le Réseau organisera sa première réunion pendant la quatrième partie de session 2024 de l'Assemblée (30 septembre – 4 octobre).