03/07/2024 Présidence
Je regrette vivement le refus des autorités azerbaïdjanaises de coopérer avec le Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l'Europe, qui a conduit à l'annulation sans précédent de la visite prévue du CPT. Je suis également préoccupé par les conclusions du rapport sur la visite ad hoc du CPT en Azerbaïdjan.
Je tiens à souligner que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme consacre l'une des valeurs fondamentales des sociétés démocratiques. En effet, l'interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants – valeur de civilisation étroitement liée au respect de la dignité humaine – est absolue, aucune dérogation n'étant jamais permise. Il est donc essentiel de maintenir une coopération ouverte et efficace avec le CPT afin d'assurer sa mise en œuvre et de prévenir toute forme de torture ou de mauvais traitement des détenus.
J'appelle les autorités azerbaïdjanaises à reconsidérer leur décision et à rétablir immédiatement la coopération et un dialogue constructif avec le CPT. Cela ne contribuera pas seulement à améliorer les relations générales avec le Conseil de l'Europe, mais servira aussi les intérêts fondamentaux des citoyens d'Azerbaïdjan.
Notre Assemblée reste pleinement engagée à poursuivre le dialogue avec le Parlement et le gouvernement de l'Azerbaïdjan en vue de traiter toutes les questions en suspens.
Je suis fermement convaincu qu'il est dans l'intérêt de l'Azerbaïdjan et de son peuple de coopérer étroitement et efficacement avec tous les organes du Conseil de l'Europe et de bénéficier de cette coopération en tant qu’Etat membre.