10/10/2024 Migrations, protection internationale et coopération économique
Selon la Commission des migrations, le vieillissement démographique en Europe et la réduction inquiétante de jeunes et d’actifs, aura des répercussions profondes, non seulement pour les individus, mais aussi pour les gouvernements et les entreprises, touchant notamment les systèmes de protection sociale et de santé, les marchés du travail, les finances publiques et les droits à pension.
Le rapport de Kate Osamor (Royaume-Uni, SOC), adopté par la commission le 2 octobre, indique en effet que, sur une période de cinquante ans, le taux de dépendance dû au grand âge devrait plus que doubler, atteignant 56,7 % d’ici à 2050 dans l’UE, alors qu’il s’élevait à 25,9% en 2001.
La commission a donc souligné la nécessité d’un soutien accru aux personnes âgées et des aménagements adaptés en matière de soins de santé, d’urbanisme, de logement et de transports, pour que celles-ci puissent vivre en bonne santé et de manière satisfaisante. Elle a appelé les Etats membres « à élaborer des politiques efficaces pour assurer le bien-être et la qualité de vie de la population âgée » et répondre à ses besoins de prise en charge, tout en adoptant des mesures positives pour « soutenir une hausse des taux de natalité ».
Parallèlement à cela, la commission a proposé que les États améliorent leurs politiques visant à « promouvoir l’intégration générale des migrant·es et la cohésion sociale ». Ces politiques d’intégration globales, prenant en compte les besoins des deux sexes, vont de la régularisation des travailleurs migrants informels et sans papiers à la promotion d’une aide directe et ciblée dans les collectivités locales, en passant par la formation professionnelle, souligne le projet de résolution adopté.
« L’immigration peut être un moyen pour l’Europe de combler ses pénuries actuelles et futures de main-d’œuvre, notamment dans le secteur de l’aide et des soins à la personne », ont déclaré les parlementaires.
Afin de parvenir à une intégration plus durable et rapprocher les migrant·es, les réfugié·es et la population locale, la commission préconise également la mise en œuvre de programmes visant à créer des liens entre les diverses communautés, en s’appuyant sur les organisations de la société civile et en renforçant ses capacités.