11/10/2024 Questions politiques et démocratie
Sous la présidence d'Alexis Tsipras (Grèce, GUE), la Sous-commission de l'APCE sur les Balkans occidentaux s'est réunie à Belgrade les 10 et 11 octobre 2024, à l'invitation du parlement serbe. S’exprimant lors de la réunion, Ana Brnabić, Présidente de l'Assemblée nationale de la République de Serbie, a souligné l'importance du dialogue et de la coopération pour faire face aux défis communs de la région des Balkans occidentaux.
Les parlementaires ont eu des échanges de vues avec des représentant.es du Parlement européen et d'autres organes de l'Union européenne, de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, de la société civile de la région et du milieu universitaire.
La réunion s'est concentrée sur les évolutions régionales et les défis sécuritaires, la coopération économique, énergétique et environnementale, et les perspectives d'intégration européenne.
Les participant.es ont fait part de leurs préoccupations concernant l'insécurité et la fragilité des institutions démocratiques et de l'État de droit dans la région, dans le contexte d'une influence étrangère malveillante accrue.
Ces défis contribuent à un sentiment de désillusion parmi les citoyen.nes des Balkans occidentaux, notamment les jeunes : les participant.es ont convenu que les jeunes avaient un rôle crucial à jouer dans l'élaboration de l'avenir européen de la région, et ont appelé à la poursuite et au renforcement des activités éducatives et d'autres initiatives visant à répondre à leurs besoins.
M. Tsipras a souligné le grand potentiel des Balkans occidentaux et de ses populations, appelant les dirigeant.es politiques responsables à investir dans la paix, le dialogue et la résolution des conflits, même si ces processus ont un coût politique.
Dans ses conclusions, il a suggéré que les prochaines étapes visent à atteindre trois objectifs différents : le lancement d'une stratégie d'élargissement de l'UE afin de garantir que tous les pays des Balkans occidentaux soient membres de l'UE d'ici 2030 ; le développement d'une approche progressive qui permettrait l'intégration graduelle de ces pays dans le marché commun européen avant même que l'adhésion ne soit totale, et le renforcement du rôle de l'UE en tant qu'instrument de consolidation de la paix.