22/10/2024 Présidence
S'exprimant lors d'une réunion sur « Le Conseil de l'Europe et l'intelligence artificielle : un monde en transition », organisée à Kalamata (Grèce) le 18 octobre par la Chambre de Messénie, en coopération avec la Région du Péloponnèse et la Municipalité de Kalamata, le Président de l'APCE, Theodoros Rousopoulos, a évoqué l'impact de l'intelligence artificielle (IA) sur les droits humains, la démocratie et l'Etat de droit.
M. Rousopoulos a souligné le développement rapide de l'IA et l'utilisation croissante des systèmes d'IA dans la prise de décision. « Contrairement aux sources de données traditionnelles, l'IA n'est pas seulement un outil permettant d'obtenir des informations. C'est un système qui influence nos réflexions et nos actions », a-t-il déclaré. S'agissant des défis potentiels, le Président de l'APCE a mis en garde contre les « solutions de facilité » que l'IA pourrait offrir, telles que le déclin de la pensée critique et de la lecture traditionnelle.
Il a également rappelé l'importance de la Convention du Conseil de l'Europe sur l'IA, récemment lancée, qui vise à garantir que les systèmes d'IA respectent les droits humains et les principes démocratiques.
Son discours s'est conclu par un appel à l'action en faveur de l'engagement public dans la législation sur l'IA, notant que si la technologie a le potentiel d'aider l'humanité, des mesures proactives doivent être prises pour atténuer ses risques. « Comme le disaient sagement nos ancêtres, mieux vaut prévenir que guérir », a conclu M. Rousopoulos.