01/11/2024 Présidence
« Les temps changent, nous devons reconnaître que nos réalisations ne sont jamais garanties, et que nous devons donc rester déterminés à défendre les valeurs qui nous guident et continuer à nous battre pour eux», a déclaré le président de l’APCE, Theodoros Rousopoulos, à Athènes, lors d’une cérémonie marquant les 50 ans de la re-ratification de la Convention européenne des droits de l’homme par la Grèce et le 75e anniversaire du Conseil de l’Europe.
« Le Conseil de l’Europe est le résultat vivant de cet élan vers le multilatéralisme, un élan nourri par une simple considération : la réconciliation construit un avenir meilleur que la haine », mais il a souligné que participer à l’organisation « n’est pas comme rejoindre une fois pour toutes un club de démocraties parfaites. C’est précisément parce que nos nations ne sont pas parfaites qu’elles ont besoin de l’idéal et des idées européennes, ainsi que de leurs critiques constructives, aujourd’hui plus que jamais ».
Parmi les intervenants à l’ouverture de la cérémonie, organisée au Mégaron du Zappéion à Athènes par la présidence de la République hellénique et le Parlement hellénique, figuraient Katerina Sakellaropoulou, présidente de la République hellénique ; Constantine An. Tassoulas, président du Parlement hellénique ; Marko Bošnjak, président de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ; Koen Lenaerts, président de la Cour de justice de l’UE ; et Ioannis Ktistakis, juge de la CEDH.
La secrétaire générale de l’APCE, Despina Chatzivassiliou-Tsovilis, a animé une table ronde sur le thème « Le renforcement de la démocratie par l’APCE : la contribution de la Grèce », avec la participation d’Anastasios Chatzivasileiou (représentant Dora Bakoyannis, ancienne ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation grecque auprès de l’APCE) ; les anciens Premiers ministres Alexis Tsipras et George Papandreou, membres de la délégation grecque auprès de l’APCE, ainsi que Liana Kanelli, membre de la délégation grecque auprès de l’APCE, et Lazaros Tsabdaridis, président de la commission permanente spéciale du Parlement hellénique chargée du suivi des décisions de la CEDH.
La Grèce ne faisait pas partie des dix membres fondateurs du Conseil de l'Europe, mais elle fut le premier État à le rejoindre, trois mois plus tard, le 9 août 1949. En 1953, le Parlement hellénique ratifia à l'unanimité le traité des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, la Convention européenne des droits de l'homme, et son premier protocole.