25/11/2024 Egalité et non-discrimination | Présidence | Femmes libres de toute violence
« La violence à l'égard des femmes et des filles continue d'augmenter, en ligne et hors ligne. Il s'agit de l'une des violations des droits humains les plus répandues et les plus graves en Europe et ailleurs, et elle est profondément ancrée dans les stéréotypes de genre et les croyances patriarcales. Les droits fondamentaux des femmes sont attaqués dans de nombreux endroits et sont toujours fragiles lorsque la démocratie est menacée », a déclaré le Président de l'APCE, Theodoros Rousopoulos, à l’occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre).
« Nous devons redoubler d'efforts pour parvenir à l'égalité des droits pour toutes et tous dans la vie quotidienne si nous voulons mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles. Les hommes et les garçons peuvent jouer un rôle important pour mettre un terme à la violence fondée sur le genre, en tant qu'agents du changement, en s'élevant contre les pratiques préjudiciables et en agissant comme des modèles dans la lutte contre le sexisme », a souligné le Président.
« 2024 marque le 10ème anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention d'Istanbul. L'Assemblée parlementaire et son Réseau pour le droit des femmes de vivre sans violence continuent de promouvoir sa ratification et sa mise en œuvre effective », a souligné la rapporteure générale de l'Assemblée sur la violence à l'égard des femmes, Etilda Gjonaj (Albanie, SOC).
« Nous nous associons au thème de la campagne de l'ONU de cette année, #NoExcuse, qui souligne qu'une femme est tuée toutes les 11 minutes dans le monde. Nous devons nous unir pour attirer l'attention sur l'escalade de la violence à l'égard des femmes, renforcer les engagements, améliorer la responsabilisation et protéger les victimes », a-t-elle souligné. « En tant que dirigeant.es, nous devons montrer l'exemple et transmettre nos expériences aux défenseuses et défenseurs de demain.
« Les femmes et les filles, dans toute leur diversité, sont victimes de violences fondées sur le genre à la maison, sur le lieu de travail, dans les lieux publics, en ligne et par le biais de la technologie. Des mesures doivent être prises dans tous les secteurs pour prévenir et combattre la violence à l'encontre des défenseuses et défenseurs des droits humains, des femmes en politique, des jeunes femmes et des filles, des femmes dans les médias, des femmes LBQ, des femmes migrantes, des femmes âgées, des femmes handicapées, des femmes roms... et la liste n'est pas exhaustive. Personne ne doit être laissé pour compte et sans protection », a déclaré le Président.
« Nous continuerons à travailler avec les parlements nationaux, la société civile, les organismes publics et les partenaires internationaux pour traiter et démanteler les causes profondes de la violence fondée sur le genre et renforcer l'empouvoirement des femmes et des filles, avec la participation et le soutien actifs des hommes et des garçons. Ce n'est qu'en agissant de la sorte que nous aurons une chance de mettre fin à la violence et de créer des sociétés inclusives et égalitaires », a-t-il conclu.