11/12/2024 Questions politiques et démocratie
Dans un contexte d’instabilité et d’insécurité mondiales préoccupant, et afin de protéger la démocratie, les droits humains et l'État de droit, et préserver la position de l'Europe dans le monde, les États membres devraient s’efforcer de « mettre en place un nouvel ordre international ouvert fondé sur des règles et basé sur le réalisme », plutôt qu'un club de plus en plus restreint de pays partageant les mêmes idées, a déclaré la Commission des questions politiques, réunie aujourd’hui à Paris.
En effet, selon le rapport de Dora Bakoyannis (Grèce, PPE/DC) adopté aujourd’hui à l'unanimité par la commission, l'efficacité de l'ordre international fondé sur des règles est de plus en plus remise en question, en raison d’une évolution vers la multipolarité, et le développement de l’autoritarisme, du nationalisme, de l’unilatéralisme et de la politique de puissance pure.
Afin de renouveler et de revigorer l’ordre international fondé sur des règles et contrer ainsi les menaces actuelles, la commission a invité les États à mettre en œuvre les 56 mesures figurant dans la résolution A/RES/79/1 « Le Pacte pour l'avenir » des Nations Unies, et notamment à assurer le strict respect du droit international ; à respecter le mandat de la Cour internationale de Justice et se conformer à ses décisions ; à coopérer avec la Cour pénale internationale et se conformer à ses ordonnances ; et à réformer le système multilatéral et ses institutions par une approche inclusive.
En outre, conformément à la Déclaration de Reykjavik, la commission a appelé les États membres à « soutenir un rôle accru du Conseil de l'Europe en tant que partenaire des Nations Unies » dans le renforcement du multilatéralisme fondé sur des règles et pour les questions liées à la sécurité démocratique, au maintien de la paix et à la protection de la démocratie, des droits humains et de l’État de droit. Ceux-ci devraient également poursuivre l'intégration politique et économique de l’UE, afin de renforcer le rôle moteur de l'Europe sur le plan international.
Soulignant l’importance de la diplomatie parlementaire, la commission estime que l’Assemblée devrait poursuivre ses contacts réguliers avec les institutions et agences de l’ONU, et renforcer sa coopération avec les parlements nationaux et avec d'autres assemblées parlementaires internationales.
Enfin, la commission a recommandé que le Comité des ministres prenne les mesures appropriées pour obtenir la reconnaissance du Conseil de l'Europe en tant qu'organisation régionale au sens de l’article 52, chapitre VIII de la Charte des Nations Unies.