31/01/2025 Session
L'APCE a exhorté les États membres à prendre des mesures concrètes pour lutter contre la discrimination fondée sur l'âge à l'encontre des personnes âgées, en soulignant que les droits humains ne devraient pas diminuer avec l'âge. Reconnaissant que l'âgisme est profondément ancré dans la société et qu'il affecte tous les aspects de la vie, y compris l'accès aux soins de santé, aux services financiers et à l'emploi, l'APCE a appelé à un changement de paradigme en faveur d'une « approche du vieillissement « fondée sur les droits humains ».
Adoptant une résolution basée sur le rapport d'Andrea Eder-Gitschthaler (Autriche, PPE/DC), l'Assemblée a dénoncé la discrimination dont sont victimes les personnes âgées, soulignant que « l’âgisme – qui désigne les stéréotypes, les préjugés et les pratiques discriminatoires liées à l’âge – renforce la perception que les inégalités et la discrimination à l’égard des personnes âgées sont naturelles ou inévitables, ce qui n’est pas le cas ». L'Assemblée a souligné que, dans de nombreux pays, le cadre juridique actuel n'offrait pas le même niveau de protection contre la discrimination fondée sur l'âge que contre d'autres formes de discrimination, et a appelé à des réformes urgentes.
L'APCE a appelé les États membres à revoir leur législation afin d'interdire explicitement la discrimination fondée sur l'âge, de modifier ou d'abroger les lois discriminatoires et de veiller à ce que les organismes de promotion de l'égalité soient habilités à traiter ces cas de discrimination. Elle a exhorté les gouvernements à promouvoir la solidarité intergénérationnelle, à fournir un accès égal aux technologies numériques et à combattre les stéréotypes par des campagnes d'éducation et de sensibilisation. « Les personnes âgées devraient bénéficier des droits, des ressources et des structures nécessaires leur permettant de demeurer des membres à part entière de la société », ont déclaré les parlementaires.
Enfin, l'Assemblée a soutenu les efforts déployés au niveau des Nations Unies pour renforcer la protection internationale des personnes âgées et a salué des initiatives telles que la Campagne mondiale contre l’âgisme. Elle a encouragé les gouvernements à participer activement à ces efforts pour éliminer l'âgisme et veiller à ce que les personnes âgées soient traitées comme des « titulaires de droits indépendants et non comme de simples bénéficiaires de soins ».