05/02/2025 Egalité et non-discrimination | Femmes libres de toute violence
À l'occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF) le 6 février, Etilda Gjonaj (Albanie, SOC), rapporteure générale de l'APCE sur la violence à l’égard des femmes et Coordinatrice du Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, appelle à la criminalisation universelle de cette pratique néfaste, conformément à l’article 38 de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe.
« Les États membres doivent renforcer la sensibilisation à cette violation de l’intégrité physique des femmes et des filles, qui affecte leur vie sexuelle. Des mesures de prévention, notamment des outils d’évaluation des risques, doivent être mises en place afin que les professionnels de la santé, du secteur social et de l’éducation puissent détecter les risques de MGF. Des mesures de protection, telles que des interdictions de voyager pour empêcher que des filles ne soient emmenées à l’étranger afin de subir une MGF, devraient également être appliquées. Le faible taux de signalement, de poursuites et de condamnations pour cette forme de violence à l’égard des femmes et des filles est également préoccupant ».
Dans une Résolution de 2016, l’APCE a souligné que les MGF constituaient une violation flagrante des droits humains des femmes et des filles, ainsi qu’une manifestation de la volonté de contrôler le corps des femmes et de détruire leur intimité, avec des conséquences irréparables et à long terme sur la vie des femmes survivantes.
Le thème des Nations Unies pour la lutte contre les MGF en 2025 est « Accélérer le rythme » pour mettre fin à cette pratique, en renforçant les alliances et en déployant des efforts. L’Objectif de développement durable n° 5 prévoit l’élimination des MGF d’ici 2030. « Le temps presse », a déclaré Mme Gjonaj. « Nous devons redoubler d’efforts pour éradiquer les MGF en Europe et au-delà ».