27/02/2025 Présidence
Le Président de l'APCE, Theodoros Rousopoulos, a insisté sur le fait que tout plan de paix visant à mettre fin au conflit brutal en Ukraine doit « être fondé sur la justice et le respect du droit international ».
Lors de la conférence qu'il a donnée hier soir à la Chambre des Lords à Londres, dans le cadre d'une visite de travail au Royaume-Uni, le Président a déclaré que tout autre point de départ serait voué à l'échec « et ne pourrait que saper les fondements mêmes non seulement du droit international, mais aussi de nos valeurs communes et, en fin de compte, de notre sécurité européenne ».
Dans cette déclaration qu'il a faite à l'occasion du 75e anniversaire du Conseil de l'Europe, le Président a dit que les conflits « peuvent et doivent être résolus par le dialogue et par les voies légales, mais pas par la violence et par la loi du plus fort ».
S'appuyant sur l'histoire de la guerre du Péloponnèse racontée par Thucydide, le Président a raconté comment la puissante Athènes avait cruellement assiégé et réduit en esclavage la ville insulaire de Milos, plus faible qu'elle, arguant que le pouvoir détermine la loi et l'emporte sur la moralité. Pourtant, les Athéniens ont fini par payer leur cynisme, vaincus à leur tour par Sparte.
« Nous devons résister au cynisme. Nous devons résister à tout ce qui sape la démocratie, l'État de droit et les droits humains. Cette année, alors que nous célébrons le 75e anniversaire de la convention des droits de l'homme, faisons de notre mieux pour soutenir nos principes contre le cynisme et les obsessions antidémocratiques », a déclaré le Président.
Il a également salué « l'engagement et le leadership » du Royaume-Uni dans la défense et la promotion de l'ordre fondé sur des règles et des principes démocratiques dans le monde entier, ajoutant : « Je suis extrêmement encouragé par le fait que le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Starmer, ait été si explicite dans son soutien à la Convention européenne des droits de l'homme. »
Il a également salué le travail de la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique, pour ses efforts visant à défendre les principes du droit international au niveau national « même dans les situations les plus politiquement chargées, et à des moments où il fallait faire preuve de courage ».