05/03/2025 Questions politiques et démocratie
Déclarant que l'ingérence étrangère, sous ses nombreuses formes, constituait une menace « grave et persistante » pour la sécurité démocratique, la Commission des questions politiques a condamné aujourd'hui « les manœuvres systématiques et intentionnelles d’acteurs étrangers qui cherchent à affaiblir les institutions et mécanismes électoraux et démocratiques ». La commission constaté que les ingérences hostiles provenant de la Fédération de Russie s’étaient intensifiées depuis le début de sa guerre d'agression à grande échelle contre l'Ukraine.
Adoptant un projet de résolution, basé sur le rapport préparé par Zanda Kalniņa-Lukaševica (Lettonie, PPE/DC), la commission a appelé à une « approche qui mobilise la société » et inclut notamment les parlements, les gouvernements, les entreprises privées et les journalistes « pour renforcer la résilience de la société et contrer les opérations d'ingérence étrangère ».
Les États membres devraient intégrer les menaces d'ingérence étrangère dans les cadres de sécurité nationale qui tiennent compte de la nature interconnectée des activités hostiles qui sont menées dans les domaines cybernétique, économique, politique et informationnel. Les institutions démocratiques, les infrastructures critiques et les systèmes électoraux devraient être protégés contre les cybermenaces et la coordination entre les organismes de sécurité devrait être renforcée.
Les États membres devraient également mettre en place des cadres législatifs et politiques afin de prévenir toute ingérence dans les systèmes électoraux, et mener des enquêtes approfondies sur les allégations d'ingérence dans les élections et les référendums. Ils devraient revoir et renforcer les cadres nationaux qui règlementent les contributions financières aux partis politiques, la publicité et les campagnes électorales, afin de réduire le risque d'ingérence financière étrangère inappropriée ou illicite.