08/04/2025 Session
L'APCE a exhorté les pays européens à renforcer leur capacité de résistance face aux « ingérences étrangères » qui visent à saper la démocratie en Europe, en appelant à la transparence des gouvernements et de la politique, à des institutions démocratiques plus fortes et à des citoyen.ne.s informé.e.s et éduqué.e.s, attentifs aux tactiques de manipulation des médias.
Approuvant une résolution basée sur un rapport de Zanda Kalniņa-Lukaševica (Lettonie, PPE/DC), l'Assemblée a averti que l'Europe était la cible d'une « ingérence intentionnelle, secrète et manipulatrice exercée par des puissances étrangères, leurs mandataires ou des acteurs privés » dans le but de saper la souveraineté, de déstabiliser les systèmes politiques et d'affaiblir la confiance du public.
L'Assemblée a noté la forte escalade des ingérences hostiles provenant de la Russie depuis le début de sa guerre d'agression à grande échelle contre l'Ukraine. Elle a condamné les tentatives de perturbation des processus électoraux et démocratiques dans toute l'Europe, décrivant cette escalade comme faisant partie d'un schéma plus large visant à affaiblir les fondements des sociétés démocratiques.
Soulignant que les efforts pour contrer l’ingérence étrangère doivent être fondés sur le respect des droits humains, les parlementaires ont préconisé une « approche de l'ensemble de la société », impliquant les gouvernements, les parlements, les autorités locales, les entreprises privées, les journalistes, la société civile et les citoyen.ne.s. Parmi les recommandations spécifiques formulées par l'Assemblée, il a été souligné que des sociétés résilientes, des institutions démocratiques fortes, une société civile active et informée et une gouvernance transparente restaient les moyens de défense les plus efficaces contre l'ingérence étrangère.