02/05/2025 Culture, science, éducation et médias
À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai 2025), Valentina Grippo (Italie, ADLE), Rapporteure générale sur la liberté des médias et la sécurité des journalistes de l’APCE, a réaffirmé l'importance de la liberté de la presse et de la sécurité des journalistes en tant que piliers fondamentaux d'une véritable démocratie, soulignant la nécessité urgente de préserver ces valeurs à tout prix.
« Les journalistes doivent pouvoir travailler en toute sécurité, sans crainte ni restrictions injustifiées. Malheureusement, les menaces, les pressions et les contraintes auxquelles ils sont confrontés dans l'exercice de leur mission sont de plus en plus diverses. Je tiens notamment à souligner ici les menaces croissantes qui pèsent sur la protection des sources journalistiques en raison de l'utilisation d'outils de surveillance électronique de plus en plus sophistiqués », a souligné la Rapporteure générale.
« Une autre question préoccupante est la pratique des entreprises d'IA qui collectent des contenus sur Internet sans autorisation ni base légale et sans rémunérer les créateurs de contenus. Par conséquent, ces entreprises tirent parti de leur position dominante pour exercer une influence indue sur l'accès à l'information par le biais de la modération des contenus, de la censure, du filtrage algorithmique et des biais dans la formation des modèles », a-t-elle ajouté.
« Je voudrais également prendre un moment pour évoquer la situation actuelle en Ukraine. Selon certaines informations, au moins 30 professionnels des médias et journalistes sont détenus contre leur gré en Fédération de Russie. Il est de la plus haute importance que les États membres renforcent la pression politique et diplomatique sur la Fédération de Russie afin d'obtenir la libération et le retour en Ukraine des journalistes qui ont été arrêtés et détenus illégalement », a ajouté Mme Grippo.
« Alors que nous célébrons la Journée mondiale de la liberté de la presse, il est essentiel de reconnaître les conditions difficiles et, dans certains cas, les sacrifices considérables consentis par de nombreux journalistes pour nous fournir des informations fiables, qui sont de plus en plus difficiles à obtenir dans le contexte actuel », a conclu la Rapporteure générale.