21/05/2025 Questions sociales, santé et développement durable | Réseau parlementaire pour un environnement sain
Une commission de l’APCE a appelé les États membres à consolider leur stratégie nationale de transition vers une énergie propre, sûre et abordable, une démarche jugée essentielle non seulement pour la durabilité environnementale, mais aussi pour la justice sociale et les droits humains. La commission a en outre souligné que l’énergie n’était pas seulement une marchandise, mais un droit, affirmant qu’« un environnement propre, sain et durable est essentiel au plein exercice des droits de l’homme des générations actuelles et futures ».
En adoptant une résolution fondée sur un rapport de Saskia Kluit (Pays-Bas, SOC), la commission a rappelé que la pauvreté énergétique demeurait un problème persistant en Europe, touchant des millions de personnes en raison de coûts élevés, d’infrastructures inefficaces et d’un accès limité à l’énergie. Elle a appelé les États à considérer l’énergie comme un bien social, soulignant que « l’accès stable à l’énergie propre » était essentiel à l’exercice des droits sociaux fondamentaux, tels que le logement, la santé, l’éducation et la protection contre la pauvreté, en particulier pour les groupes vulnérables, notamment les enfants, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées.
La commission a invité les États membres à « promouvoir [leur stratégie] par le biais d’une campagne de communication publique, soulignant les avantages de l’adoption de sources d’énergie renouvelables ». Elle a appelé les gouvernements à supprimer les subventions publiques aux combustibles fossiles et à soutenir plutôt l’investissement dans la mobilité durable, la rénovation des bâtiments et les écotechnologies.
Afin de garantir la justice sociale tout au long de ce processus, la commission a recommandé que les États « protègent les membres vulnérables de la société de la pauvreté énergétique », en mettant en œuvre des mesures structurelles telles que le plafonnement des prix, des réductions fiscales, des subventions pour la rénovation des logements et l’interdiction de couper l’approvisionnement aux utilisateurs·rices vulnérables.
Elle a également appelé à la création de « fonds de transition sociale pour aider les salariés à passer des secteurs basés sur les énergies fossiles aux secteurs propres », ainsi qu’à la mise en place de programmes de formation professionnelle pour permettre aux travailleurs·euses d’acquérir de nouvelles compétences et d’accéder à des emplois verts dans le secteur de l’énergie.