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Répondre aux besoins des acteurs publics et privés impliqués dans la gestion des migrations

Centre d'accueil migrants Lampedusa

La Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées réunie le 19 mai à Paris, a appelé les Etats membres à renforcer la coopération entre les acteurs publics et privés impliqués dans la gestion des migrations, que ce soit en matière de première assistance, d’accueil et d’intégration des personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile.

Le rapport de Sandra Zampa (Italie, SOC), adopté à l’unanimité par la commission, précise que les « acteurs publics » regroupent les autorités publiques nationales et locales, les administrations ou les agences s’occupant de la première arrivée, de l’accueil et de la gestion des personnes migrantes, « les acteurs privés » désignant quant à eux les associations caritatives, les fondations et les ONG qui travaillent en coopération avec le secteur public. ainsi que les entreprises du secteur privé qui ont conclu des contrats avec les autorités publiques et sont sous-traités pour gérer les structures d’accueil.

Afin de répondre aux besoins des acteurs publics et privés participant à l’accueil et à l’intégration des personnes migrantes, les Etats membres devraient notamment favoriser la décentralisation du processus décisionnel, en donnant aux collectivités locales et aux communautés locales les moyens de concevoir et de mettre en œuvre des programmes d’intégration, a souligné la commission.

En vue de soutenir les efforts des acteurs publics et privés pour faciliter l’intégration des personnes réfugiées et renforcer la cohésion sociale au sein des communautés d’accueil, la commission a appelé les Etats membres à donner la priorité aux petites structures d’accueil et à adopter un modèle « d’accueil intégré », allant au-delà de la simple distribution de nourriture et de la fourniture d’un hébergement, et en proposant des programmes individuels permettant aux personnes de participer pleinement à la vie de la communauté.

Enfin, les parlementaires préconisent la coopération public-privé dans des contextes informels où la situation humanitaire est très problématique. Les autorités nationales et les collectivités locales devraient mettre en place des mesures spécifiques pour venir en aide aux personnes vivant dans des campements informels, afin de répondre à leurs besoins fondamentaux et de les orienter vers les services locaux, ont-ils souligné.