21/05/2025 Questions sociales, santé et développement durable
La Commission des questions sociales, réunie le 16 mai à Helsinki, a souligné l'importance de réinterroger les stratégies de maintien de l’ordre face aux mobilisations sociales, et de reconstruire un lien de confiance durable entre les institutions et les citoyens, notamment les jeunes des quartiers défavorisés.
Analysant plusieurs mobilisations sociales de grande ampleur en France marquées par des violences à l’égard des manifestants et des forces de l’ordre, le rapport de Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC), adopté par la commission, propose un ensemble de pistes, afin de répondre au mieux au manque de connexion et à l’érosion de confiance entre les citoyens et les autorités – en particulier les forces responsables pour le maintien de l’ordre public – et de définir les conditions d'un contrat social renouvelé.
Le projet de résolution adopté préconise « de placer le dialogue et la médiation au cœur de la gestion du maintien de l’ordre, de développer des stratégies n’opposant pas forces de l’ordre et manifestants et de restreindre l’usage des armes intermédiaires au strict minimum », afin d’éviter l’escalade de la violence, tout en préservant le droit de manifester.
La commission a encouragé les Etats membres à éviter les interpellations préventives et les stratégies d’empêchement tout en renforçant le dialogue et la médiation avant, pendant et après les manifestations. Elle préconise également de renforcer une présence locale des forces de l’ordre afin de construire des relations de confiance avec les habitants, notamment dans les quartiers populaires, d’investir durablement dans la formation continue et l’équipement des forces de l’ordre, de lutter contre le profilage ethnique lors des contrôles d’identité, et d’engager une réflexion sur une possible interdiction totale des lanceurs de balles de défense en maintien de l’ordre.