30/05/2025 Questions politiques et démocratie
La Commission des questions politiques, réunie le 27 mai à La Canée (Grèce), a exprimé sa préoccupation concernant la situation alarmante des prisonniers de guerre ukrainiens, « victimes d’exécutions sommaires, de tortures généralisées et systématiques et de mauvais traitements, qui constituent des crimes de guerre ». En adoptant le rapport de Yelyzaveta Yasko (Ukraine, PPE/DC), la commission a appelé à une intervention urgente de la communauté internationale, et a demandé à tous les Etats de soutenir les négociations politiques visant à accélérer l’échange et la libération de tous les prisonniers de guerre.
La commission a appelé la Russie à se conformer au droit international des droits humains et au droit international humanitaire, et à respecter toutes les conditions de détention des prisonniers de guerre énoncées dans la troisième Convention de Genève, en créant des camps d’internement spécialement destinés aux prisonniers de guerre, en leur donnant un accès adéquat à de la nourriture, à de l’eau et à des soins médicaux, et en leur permettant de communiquer avec leur famille.
En outre, le projet de résolution adopté préconise la mise en place « d’un mécanisme structuré et permanent » négocié par toutes les parties intéressées et éventuellement coordonné par le CICR, pour permettre, de façon rapide, sûre et régulière, l’identification, la recherche, la libération et l’échange de tous les prisonniers de guerre.
Enfin, la commission appelle tous les États dont la législation reconnaît la compétence universelle à poursuivre les responsables de la Russie impliqués dans des crimes de guerre et d’autres crimes.